Camille Étienne s’envole mardi pour la COP30 au Brésil afin de “ne pas laisser la place à Trump et à ses amis climatosceptiques”

Camille Étienne, une activiste pour le climat, quittera Saint-Nazaire en voilier le mardi 7 octobre pour le Brésil où elle participera à la COP 30. Le 10 novembre, à Belém, commence ce sommet contre le changement climatique. Elle affirme que c’est la première fois que la militante écologiste participe à une COP. Ainsi, « on n’a plus le luxe de prendre une position» et pour « ne pas laisser la place à Trump et à ses amis climatosceptiques».
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Camille Étienne exprime sa surprise de constater qu’on ne parle plus du climat. Selon elle, les répercussions du changement climatique sont devenues « un événement inconnu», « elles ont complètement disparu du débat public». Tandis que « les répercussions ne cessent d’augmenter et que les victimes ne s’estompent pas».
Prenons l’exemple de la pollution de l’air, qui provoque l’asthme, les cancers du poumon ou les maladies cardiaques, qui entraîne 40 000 décès prématurés chaque année, d’après Santé Publique France. Cependant, «ça devient un événement inexistant et je pense cela vraiment effrayant», admet-elle. « On évoque les États-Unis, mais rien qu’en France, nous avons enregistré plus de 43 reculs environnementaux lors des six derniers mois, selon le Réseau action climat», rappelle-t-elle. C’est pourquoi, avec beaucoup d’humilité, je me dis : « Je ne sais plus que faire» et donc j’irai bientôt là où nous ne sommes pas invités. » La militante écologiste explique que la politique de la chaise vide ne sera pas adoptée, elle prévoit de participer à la COP et de ne pas laisser la place à Trump et à ses amis climatosceptiques.
Le voyage sera effectué en voilier, pour « cohérence », pour « dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit », affirme Camille Étienne. « Je n’arrête pas d’expliquer que l’avion est un mode de transport très polluant, donc, si on peut se permettre de l’éviter, on fait tout pour le faire », prétend-elle. En outre, ce voyage en voilier proposera la possibilité de réaliser des prélèvements d’ADN environnementaux, en collaboration avec l’université de Montpellier.
