Le gouvernement demande aux raffineries d’augmenter le rythme

Le gouvernement demande aux raffineries d'augmenter le rythme
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Le lundi 23 mars, le gouvernement a sollicité les raffineurs pour savoir s’ils étaient en mesure d’accroître rapidement leur production, en raison de l’augmentation des prix des carburants liée aux tensions au Moyen-Orient. Le prix moyen du gazole et du sans-plomb 98 a maintenant dépassé les 2 euros par litre, cependant le gouvernement refuse de réduire les taxes.

En revanche, il suggère un différé de paiement des cotisations sociales ainsi que des prêts de trésorerie pour les entreprises les plus vulnérables opérant dans les secteurs de la pêche et des transports. Il est particulièrement souligné que les raffineurs pourront plus aisément obtenir les autorisations des préfets s’ils parviennent à améliorer leurs procédés et, par conséquent, à accroître leur production. Le gouvernement se concentre spécifiquement sur les produits importés par la France, tels que le kérosène pour l’aviation et le diesel. En France, environ la moitié du diesel consommé est importée, tandis que la quasi-totalité de l’essence est raffinée sur le territoire national.

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Selon Olivier Gantois, président d’UFIP Énergies et Mobilités et porte-parole des pétroliers en France, certaines raffineries françaises disposent des capacités pour accroître la production de carburant, comme il l’a indiqué mardi lors d’une intervention sur franceinfo. Il déclare collaborer « avec les autorités gouvernementales » afin de « détecter et lever certaines contraintes » en vue d’accroître la production. Il cite précisément l’exemple du « gazole qualité hiver ». Avec l’arrivée des températures élevées, il est possible de basculer vers le carburant diesel de qualité estivale pour stimuler la production supplémentaire. Alors que certaines raffineries ont atteint leur pleine capacité de production, d’autres ont déclaré être en mesure d’augmenter leur production jusqu’à 10 %. C’est donc cette valeur moyenne qui permet d’estimer « quelques pourcents », comme l’indique le président d’UFIP Énergies et Mobilités.

Actuellement, seule une entreprise de raffinage, à savoir le groupe North Atlantic, a exprimé son intérêt pour augmenter sa production à Port-Jérôme-Gravenchon, situé en Seine-Maritime, qui est la deuxième raffinerie de France. Les autres entreprises, en particulier TotalEnergies, n’ont pas encore donné suite à la demande du gouvernement. Selon nos sources, il est indiqué que la majorité des cinq autres raffineries métropolitaines fonctionnent déjà à pleine capacité.

Olivier Gantois souligne son incertitude quant à l’impact de l’augmentation potentielle des capacités de production des raffineurs français sur les prix des carburants, affirmant que cette relation est difficile à prédire.

Cela peut faire augmenter la capacités de production des rafinneries afin de leur faire gagner plus d’argent mais il n’y a quasiment aucun risque que le prix a la pompe diminu !

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