L’Europe encourage ses États membres à limiter le remplissage de leurs réserves de gaz afin de maîtriser les coûts

L'Europe encourage ses États membres à limiter le remplissage de leurs réserves de gaz afin de maîtriser les coûts
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En raison de l’augmentation significative des prix du gaz en Europe, qui ont connu une hausse de plus de 50 % depuis le début du conflit au Moyen-Orient, la Commission européenne exhorte les États membres à agir sur le seul levier à leur disposition : la demande. Conformément aux pratiques établies, chaque année, ils s’assurent de remplir leurs réserves à hauteur de 90 % de leurs capacités de stockage afin de prévenir les risques de pénurie durant l’hiver à venir. Cette année, la Commission les exhorte à tempérer leurs aspirations : 80 % seront amplement suffisants. Objectif : éviter de nourrir la psychose actuelle sur les marchés financiers, laquelle contribue à son tour à l’augmentation des prix, au risque de nuire à l’ensemble de l’économie européenne avant même l’arrivée de l’hiver prochain.

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L’inquiétude des citoyens européens a considérablement augmenté cette semaine à la suite des frappes iraniennes ayant ciblé plusieurs infrastructures de production gazière, en particulier au Qatar. Les attaques visant le premier site de production de gaz liquéfié (GNL) au monde, situé à Ras Laffan au Qatar, ont ravivé la crainte d’une crise gazière, semblable à celle survenue au début du conflit en Ukraine en 2022. La Commission européenne exprime des inquiétudes quant aux conséquences potentielles de ces frappes, qui pourraient s’avérer durables, dépassant ainsi le simple blocage des navires pétroliers et gaziers dans le détroit d’Ormuz.

Les Européens examinent donc d’autres alternatives pour leurs approvisionnements et portent particulièrement leur attention sur la rive opposée de la Méditerranée, en direction de l’Algérie et de la Libye, qui possèdent d’importantes ressources en hydrocarbures. Deux gazoducs existent déjà, établissant une liaison entre l’Algérie et l’Italie d’une part, et entre l’Algérie et l’Espagne d’autre part. Le transport maritime de gaz naturel liquéfié, pour sa part, demeure relativement peu développé. Il pourrait donc être amené à croître dans les années à venir.

Il existe également des nations telles que l’Azerbaïdjan, où le président du Conseil européen, Antonio Costa, s’est rendu en visite il y a deux semaines. Par ailleurs, il convient de mentionner les États-Unis, qui se positionnent désormais comme une alternative au gaz russe, que les Européens souhaitent éviter d’importer en raison du conflit en Ukraine. L’Europe n’a pas attendu le déclenchement de ce conflit au Moyen-Orient pour procéder à la diversification de ses sources d’approvisionnement. Le Qatar ne constitue en réalité que 10 % de ses importations de gaz, contrairement aux nations asiatiques qui en dépendent de manière beaucoup plus significative.

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