Le reconfinement refait plonger dangereusement les comptes publics

Ajoutant que « l’essentiel de l’effort est porté par l’État, dont le déficit sera de 223 milliards cette année ». Le niveau de déficit est quasi similaire, tandis que l’endettement est espéré un peu plus bas : Bercy table sur une dette représentant 119,8 % du PIB, quand il était craint 121 % il y a quatre mois.
D’abord le ralentissement économique depuis le tour de vis sanitaire enclenché il y a quelques semaines avec les couvre-feux et encore renforcé avec le confinement : l’exécutif s’attend désormais à une récession de – 11 % (-10 % en septembre), ce qui va encore grever les recettes fiscales.
« Depuis mars dernier, le Covid nous a déjà coûté 186 milliards d’euros : 100 milliards de pertes de recettes du fait de la chute d’activité, et 86 milliards de mesures d’urgence sanitaire et économique », a souligné Olivier Dussopt.
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Bruno Le Maire n’évoque d’ailleurs déjà plus le chiffre de +8 % avancé en septembre pour l’an prochain, parlant seulement dimanche sur BFM « d’un chiffre de croissance positif ».
Mi-octobre, l’OFCE ainsi alertait dans une note contre les « pertes de solvabilité » pour les entreprises, dont « les coûts fixes (paiement des locaux, machines et équipements, matériels de transport…) n’ont été compensés que partiellement ».
« Aujourd’hui, les dispositifs sont trop complexes, particulièrement le système de crédit d’impôt pour faire baisser les loyers qui est une usine à gaz qui ne marchera pas », renchérit François Ecalle, créateur du site Fipeco et ancien magistrat de la Cour des Comptes.
Pour François Ecalle, « il faut des mesures massives d’aide aux entreprises qui soient seulement fonction de leur perte de chiffre d’affaires par rapport à 2019 ».
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