L’Anses réclame la mise en place d’un registre national concernant l’usage des pesticides

L'Anses réclame la mise en place d'un registre national concernant l'usage des pesticides.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a exprimé mardi 16 septembre sur France Inter son soutien à la mise en place d’un registre national concernant l’utilisation des pesticides. Cette prise de position fait suite à la publication de l’étude PestiRiv, qui a révélé que les habitants vivant à proximité des vignobles sont davantage exposés aux produits phytosanitaires que le reste de la population française.

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De nos jours, les agriculteurs sont tenus d’enregistrer avec précision la quantité de produits qu’ils emploient et de conserver ces informations pendant une période de cinq ans. Cependant, il est à noter qu’aucune base de données nationale informatisée n’est actuellement en place pour centraliser ces données. « Ce que nous aimerions, c’est que les données deviennent ‘bancairisables’, c’est-à-dire qu’elles soient accessibles sur des supports utilisables à l’échelle nationale et partagé», affirme Benoît Vallet, directeur général de l’Anses, dans une déclaration à France Inter.

La mise en place de ce registre national concernant l’utilisation des pesticides aurait pu être intégrée dans le précédent plan Écophyto, il y a dix-huit mois. Pourtant, malgré la mobilisation intense du monde agricole, cette mesure a finalement été abandonnée. Pour mener l’étude PestiRiv dévoilée en début de semaine, l’Anses et Santé publique France ont opté pour une approche contournant la difficulté en croisant les données sur les ventes de produits phytosanitaires avec celles sur l’occupation des sols, une méthode complexe et chronophage.

À l’heure actuelle, les données d’utilisation en conditions réelles se présentent sous diverses formes, qu’il s’agisse de registres papier ou de tableurs. « Parfois en automatisation électronique, mais sans bancarisation nationale de ces données», précise Benoît Vallet. L’Anses exprime le souhait que les données sur l’utilisation des pesticides ne soient pas soumises à une durée de conservation limitée, contrairement à la situation actuelle. En vérité, selon Benoît Vallet, les questions d’épidémiologie s’étendent sur plusieurs décennies, et non sur une période de cinq ans.

Très attendue, dans un contexte d’inquiétudes croissantes, mais également de tension avec une partie du monde agricole, l’étude PestiRiv a analysé la présence de 56 substances dans l’urine et les cheveux de 1 946 adultes et 742 enfants, ainsi que dans l’air extérieur, les poussières et l’air des habitations, en plus de quelques potagers.

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