SCAF : Emmanuel Macron annonce une “mission de rapprochement” entre Airbus et Dassault

SCAF : Emmanuel Macron annonce une
Emmanuel Macron et Friedrich Merz

Les deux grandes entreprises du secteur aéronautique parviendront-elles à trouver un terrain d’entente ? Emmanuel Macron a déclaré, le jeudi 19 mars, qu’il avait pris la décision, en collaboration avec le chancelier allemand, Friedrich Merz, de lancer une « mission de rapprochement » dans le but de tenter de réconcilier Airbus et Dassault, qui se trouvent en désaccord concernant la mise en œuvre du projet d’avion de combat européen, le Scaf. « Nous avons convenu ensemble de mettre en place une mission de rapprochement entre Airbus et Dassault dans les semaines à venir (…) afin d’identifier les voies de convergence », a affirmé le président de la République française, lors d’un sommet européen à Bruxelles.

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Les deux dirigeants ont eu un dîner en tête-à-tête mercredi soir dans la capitale belge en préparation de ce sommet. Alors que leur décision conjointe concernant l’avenir de ce projet est anticipée depuis la fin de l’année 2025, ils ont choisi de différer une fois de plus, sans parvenir à une conclusion définitive. « Je porte une grande conviction envers ce projet. » Emmanuel Macron a affirmé qu’il est « stratégiquement pertinent » et que « les armées française et allemande estiment qu’il est pertinent ». Les industriels, selon ses dires, rencontrent également des difficultés à parvenir à un accord. « Notre mission consiste à faciliter leur compréhension mutuelle » concernant cet objectif, qui est « évident » et « fait l’objet d’un consensus parmi l’ensemble des parties prenantes », a-t-il souligné avec insistance.

Début mars, le constructeur français Dassault a reproché à l’avionneur européen Airbus de compromettre le projet d’avion de combat européen de demain, qui rencontre déjà des difficultés significatives. Le Scaf constitue un projet emblématique de coopération en matière de défense au sein de l’Europe, initié en 2017 par Emmanuel Macron et la chancelière allemande de l’époque, Angela Merkel. L’Espagne a intégré ce projet en 2019. Cependant, les rivalités parmi l’industrie compromettent son progrès, et Berlin n’écarte pas la possibilité de privilégier une solution comportant deux aéronefs distincts, une option qui ne bénéficie pas du soutien de Paris.

Deux avions feraient sens, sachant que les Français et les Allemands n’ont pas la même utilisation des chasseurs.

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