Les plaintes pour fraudes et arnaques à la rénovation énergétique sont en constante augmentation

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Alors qu’en 2022, quelque 10 000 signalements avaient été reçus, il y en a eu 23 000 l’année dernière. Entre janvier et septembre 2024, les services antifraudes font déjà état de 30 000 signalements, selon un bilan annoncé mercredi 18 septembre.
L’administration est particulièrement attentive à l’usurpation d’identité qui constitue une grande partie de la fraude. Pour l’escroc, qui peut être un particulier comme une entreprise, il suffit de disposer d’informations sur l’identité d’une personne et d’un devis de travaux, pour lancer une demande d’aide à la rénovation énergétique.
Si l’Agence nationale de l’habitat, qui étudie les dossiers, est de plus en plus vigilante, les consommateurs doivent redoubler de vigilance accrue face aux simulateurs en ligne qui alimentent une grande partie des fraudes. Ces simulateurs de prix et de services sur internet sont une porte d’entrée idéale pour les escrocs.
Le démarchage sur internet ou par téléphone est strictement interdit. Ce démarchage représente cependant 80 % des signalements de fraudes reçus par les services du ministère de l’Économie. Des peines allant jusqu’à quatre ans de prison ferme ont été récemment prononcées par la justice, pour 15 professionnels poursuivis pour une escroquerie aux travaux de rénovation.
