De nouvelles vidéos-chocs dénoncent l’abattage de vaches gestantes

L214 - abattageDe nouvelles vidéos-chocs dénoncent l’abattage de vaches gestantes. On pensait avoir vu toutes sortes de sévices et de maltraitances animales perpétrés dans des abattoirs. Cette fois, l’horreur est à son comble.

Dans de nouvelles vidéos-chocs, auxquelles Le Monde a eu accès en exclusivité, l’association de protection animale L214 filme pour la première fois l’abattage de vaches gestantes.


Si la pratique est légale et régulière, bien que méconnue du grand public, elle reste controversée, au point que plusieurs pays cherchent à l’interdire ou à la limiter en Europe.

Les images, insoutenables, ont été tournées en mai à Limoges, dans le plus grand abattoir municipal de France, avec 1 000 bovins et 1 500 ovins tués par semaine.

Elles sont issues de la boyauderie, l’atelier où arrivent les viscères après l’ouverture du ventre des animaux. On y voit des salariés trancher des utérus au couteau et en sortir, alors que le liquide amniotique se répand, des foetus à des stades plus ou moins avancés.

Certains veaux, longs de plus d’un mètre, ont les sabots formés et parfois même des poils. Les carcasses atterrissent ensuite dans de larges bacs, sur un lit d’utérus et de boyaux. Parfois, il bouge, comme s’il était vivant.

On fait ça tous les jours, au moins cinquante fois par semaine. L’ouvrier qui a dénoncé l’abattage des vaches gestantes Mauricio Garcia-Pereira (lanceur d’alerte), travaille aux abattoirs de Limoges (87) et a choisi de dénoncer, à visage découvert, des maltraitances lors du processus d’abattage.

Seul un règlement européen de 2004 bannit le transport de «femelles gravides qui ont passé au moins 90 % de la période de gestation».

Mais, comme le rappelle l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), des études menées en Allemagne, en Italie, en Belgique et au Luxembourg ont prouvé que de 10 % à 15 % des vaches sont abattues alors qu’elles sont pleines, souvent durant la dernière période de gestation.

« Il y a aussi des raisons économiques : dans les élevages laitiers, le veau mâle n’a pas de valeur, comme le veau femelle pour les bovins à viande. Or, la vache gestante pesant plus lourd, elle sera vendue plus cher à l’abattoir, au prix de la viande »,




   

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