Les députés RN vont s’abstenir lors du vote à l’Assemblée sur l’Ukraine

Outre la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne et à l’OTAN, Jordan Bardella a également dénoncé le « principe de dissuasion active » évoqué dans l’accord de sécurité franco-ukrainien signé le 16 février par Emmanuel Macron et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.
« Il faut être très prudent », a estimé Jordan Bardella, « oui à un soutien à l’Ukraine, mais non à une guerre avec la Russie » qui, a-t-il rappelé, est « une puissance nucléaire ». « Ce sujet nécessite beaucoup de distance, beaucoup de mesures, beaucoup de raisons », a-t-il tancé, jugeant « irresponsables » les dernières déclarations d’Emmanuel Macron qui n’a pas exclu l’envoi de troupes occidentales au sol.
« Vos enfants ne vont pas mourir en Ukraine », avait néanmoins assuré lundi le président ukrainien, selon la traduction de BFMTV d’un entretien qu’il a accordé à cette chaîne de télévision et au journal Le Monde. « Tant que l’Ukraine tient, l’armée française peut rester sur le territoire français », a ajouté Volodymyr Zelensky.
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L’accord franco-ukrainien, conclu pour une durée de dix ans, comprend un renforcement de la coopération militaire, en particulier dans les domaines de l’artillerie et de la défense aérienne. En 2024, Paris promet de fournir « jusqu’à 3 milliards d’euros de soutien supplémentaire », un financement que pourraient interroger les oppositions alors que le gouvernement vient d’annoncer une série de coupes budgétaires.
