Selon Marine Le Pen, le droit à l’avortement dans la constitution est une « diversion politique »

En marche « ne veut pas que le focus soit mis sur les préoccupations principales des Français aujourd’hui et leurs difficultés, qui est le pouvoir d’achat, qui est la sécurité, qui est l’immigration hors contrôle », a dénoncé Marine Le Pen, estimant que « le droit à l’IVG n’est remis en cause par personne ». « Il y a un mouvement politique, ce mouvement politique détermine une ligne politique qui est votée par les adhérents, je la porte depuis 10 ans, a-t-elle expliqué. » « Je sais que la quasi unanimité des députés votera sur la ligne du mouvement », ajoute-t-elle.
Une révision constitutionnelle sur le sujet ? « Pourquoi pas ? Mais si on ouvre une révision constitutionnelle, nous avons beaucoup de choses à y mettre, nous voudrons intégrer le droit des étrangers, nous voudrons y intégrer la suppression du droit du sol, nous voudrons y intégrer la modification des conditions d’accès à la nationalité française, nous voudrons intégrer la supériorité de la Constitution sur les textes internationaux », a répondu la députée du Pas-de-Calais.
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La Première ministre, Élisabeth Borne, s’est rendue mercredi au siège du planning familial, pour rappeler « l’importance de protéger le droit et l’accès à l’avortement en France », trois jours après l’annonce d’une proposition de loi pour l’inscrire dans la Constitution, en réaction à la décision de la Cour suprême des Etats-Unis de torpiller ce droit.
