LMB est une entreprise stratégique pour la défense

Selon l’ancien président François Hollande, LMB est une entreprise stratégique, ce qui suscite des interrogations quant à son acquisition par une entreprise américaine. Le gouvernement a récemment donné son autorisation pour la vente de cette société française à un groupe américain, spécialisé dans la fabrication de ventilateurs utilisés notamment dans les avions Rafale et les sous-marins nucléaires français. Une décision qui a été l’objet de nombreuses critiques.
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Selon François Hollande, il convient de noter que par le passé, des fonds américains ont déjà exercé un contrôle sur l’entreprise LMB Aerospace. Cependant, il souligne que les conditions politiques ont évolué et que les relations avec une Amérique plus assertive et plus éloignée de l’Union européenne ont changé. L’ancien président affirme qu’il n’est plus possible d’aborder la situation de LMB de la même manière qu’auparavant, critiquant un manque de transparence dans les procédures.
Dans ce dossier, le ministère de l’Économie et des Finances assure que l’État conservera un pouvoir de décision sur les choix stratégiques. François Hollande reconnaît que le contrôle de LMB Aerospace sera partiellement compensé par l’utilisation d’une action de préférence, également appelée une golden share, qui confère à son détenteur un droit de veto sur l’ensemble du capital de la société. Cependant, il estime que cette mesure n’est pas suffisante. Selon lui, il aurait été préférable que la Banque publique d’investissement puisse soutenir cette entreprise américaine. D’après François Hollande, il est essentiel de garantir l’absence de transfert de technologie et d’éviter que les États-Unis n’interdisent les exportations du matériel contenant les ventilateurs, car ils en ont la possibilité.
L’ancien président s’interroge sur la raison pour laquelle des financements n’ont pas pu être obtenus en France, soulignant l’importance croissante de l’industrie de la défense européenne comme pilier central de la défense nationale. Il s’agit d’une affaire de 360 millions d’euros. Pour des investisseurs, cette somme est relativement modeste. Il exprime son regret quant au fait que de grandes entreprises stratégiques françaises n’aient pas montré d’intérêt pour reprendre ce fournisseur.
