Sébastien Lecornu va recevoir les forces politiques mercredi pour un point sur le “positionnement de la France”

« Dans le contexte de la guerre en cours en Iran et plus largement au Moyen-Orient, le Premier ministre réunira, mercredi 11 mars, les formations politiques afin de les briefer sur l’état de la menace et du positionnement de la France, dans un cadre confidentiel », a annoncé Matignon, vendredi 6 mars, dans un communiqué. Le Rassemblement national et le Parti socialiste avaient demandé au président Emmanuel Macron de réunir les formations politiques pour les informer de la situation. La France insoumise (LFI) de son côté, a réclamé l’organisation d’un débat parlementaire.
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La réunion sera conduite par le Premier ministre, entouré des ministres concernés, ainsi que de hautes autorités militaires et civiles. Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat seront conviés à cette réunion, tout comme les présidents des commissions parlementaires concernées (défense et forces armées, affaires étrangères et affaires européennes), les présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Parlement européen ainsi que les présidents des partis représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Lors d’une allocution solennelle mardi, le chef de l’État avait annoncé le déploiement dans la région de moyens militaires, dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, dans une posture « strictement défensive ». Il avait estimé que l’Iran portait la « responsabilité première » du conflit, déclenché le dernier week-end de février par des frappes des États-Unis et d’Israël. Mais, il avait également jugé que ces opérations militaires se déroulaient « en dehors du droit international ». Emmanuel Macron s’efforce aussi de peser sur la situation au Liban, où la guerre s’est étendue à la suite de frappes contre Israël du Hezbollah pro-iranien. « Tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France soit de nouveau entraîné dans la guerre », a-t-il lancé jeudi soir, avançant les premiers éléments d’un plan visant à y faire cesser les hostilités. Enfin, le gouvernement a été appelé par plusieurs responsables politiques à envisager des mesures pour limiter les retombées économiques du conflit, en particulier sur la hausse des prix de l’énergie.
