Bientôt un antivenin universel contre les serpents ?

Mamba Noir
Tim Friede, ancien mécanicien américain, a consacré 18 ans de sa vie à une expérience d’auto-immunisation unique en son genre. Passionné par les serpents, il a volontairement ingéré plus de 800 doses de venin provenant de cobras, de crotales et d’autres espèces venimeuses, se laissant mordre par des serpents de sa propre collection. Son objectif : contribuer à la recherche d’un antivenin universel.

À CONSULTER >> Nicolas Sarkozy : un recours en justice pour le retrait de sa Légion d’honneur

Lors de son processus d’auto-exposition, Friede a progressivement ingéré de petites quantités de venin potentiellement mortel. Une morsure de cobra a failli lui coûter la vie, le plongeant dans un coma de quatre jours dont il est finalement sorti. Son récit a attiré l’attention de Centivax, une société de biotechnologie américaine, et les résultats de son expérience risquée commencent à se concrétiser.

Des recherches récentes publiées dans la revue scientifique Cell révèlent que le sang de Friede a permis de développer un sérum protecteur. Les scientifiques ont réussi à créer un cocktail à partir de deux anticorps spécifiques de son sang, combinés à une molécule de renom pour neutraliser des toxines. Ce sérum est actuellement le plus efficace au monde, ayant montré une efficacité de 100 % contre 13 venins de serpents parmi les plus mortels, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Avant de passer aux essais cliniques sur l’homme, l’équipe de recherche prévoit de tester son antivenin sur des chiens victimes de morsures de serpent dans des cliniques vétérinaires en Australie. Si les résultats s’avèrent concluants, des essais sur des humains pourraient suivre. L’enjeu est considérable, car l’OMS estime qu’une personne meurt toutes les 4 à 6 minutes à cause d’une morsure de serpent dans le monde. Actuellement, la méthode de fabrication des antivenins n’a pas évolué depuis un siècle, reposant sur l’injection de venin à des animaux comme des chevaux ou des moutons pour recueillir les anticorps. Ces antivenins ne protègent généralement que contre quelques espèces. Les anticorps de Tim Friede pourraient ouvrir la voie à un antivenin universel, ou presque.

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *