Vapotage : des études ont montré une association entre les vapotages et la déficience mentale

Les études ont analysé plus de 18 000 réponses d’élèves de collèges et de lycées à la National Youth Tobacco Survey et plus de 886 000 réponses d’adultes américains à l’enquête téléphonique du Behavioral Risk Factor Surveillance System. Qui plus est, les participants ayant commencé à vapoter entre 8 et 13 ans semblaient à avoir encore plus de mal à se concentrer, à prendre des décisions ou à se rappeler des choses que ceux qui s’y étaient mis plus tard. Résultats : les personnes qui fument et boivent plus que de raison ont plus tendance à déclarer souffrir de difficultés mentales.
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“Nos études ajoutent aux preuves croissantes que la cigarette électronique ne devrait pas être considérée comme une alternative sûre au tabagisme”, commente l’auteur principal, Dongmei Li, professeur associé à l’Institut des sciences cliniques et translationnelles du Centre médical de l’Université de Rochester (URMC).
Aux Etats-Unis, le nombre de jeunes vapotant à 14 ans ou moins a triplé ces dernières années. Plus d’un quart d’entre eux disent même avoir commencé à l’âge de 12 ans. Entre 2011 et 2018, l’usage de la cigarette électronique chez les ados américains serait passé de 1,5% à 20,8%, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC). En France, en revanche, si 25% des jeunes de 17 ans déclarent fumer chaque jour, seuls 1,7% vapotent quotidiennement et 30% d’entre eux disent déjà avoir essayé la cigarette électronique. L’adolescence est une période charnière pour le développement du cerveau.
Contrairement à l’Académie de médecine qui l’estime “utile à l’arrêt du tabac” et assure qu’elle est mieux contrôlée en France qu’aux Etats-Unis, l’OMS recommande donc plutôt aux fumeurs désireux d’arrêter de se tourner vers des produits de substitution comme les patchs ou les gommes.
