Les jeunes actifs quittent plus fréquemment un CDI

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Cette étude se concentre sur la génération de 2017. C’est-à-dire les jeunes qui ont intégré le marché du travail durant cette année, indépendamment de leur niveau d’études. En moyenne, leur âge s’élève à 21 ans.

Quelles sont les évolutions les concernant ? Trois ans plus tard, en 2020, la majorité des personnes actives est en contrat à durée indéterminée. Précisément, 58 % des individus sont engagés sous un contrat à durée indéterminée. Selon le Céreq, cela représente une augmentation par rapport aux générations antérieures.

Cependant, trois ans plus tard, en 2023, la situation évolue de manière assez radicale. Un quart des jeunes qui occupaient précédemment un contrat à durée indéterminée ne le détiennent plus. De plus, ils n’ont pas non plus accédé au statut de fonctionnaires.

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L’étude révèle que les jeunes de la génération 2017 ont significativement surpassé leurs prédécesseurs en termes de départs d’un contrat à durée indéterminée au début de leur vie professionnelle.

Les résiliations de contrats à durée indéterminée ont enregistré une augmentation de 40 % en moyenne, comparativement aux jeunes ayant intégré le marché du travail au début des années 2010. Selon Jean-François Giret, directeur du Céreq, dans deux tiers des situations, ces ruptures sont volontaires et la majorité des jeunes ont opté pour la démission. Ces résultats corroborent l’idée qu’il se produit un changement, selon ses dires : « Les jeunes de cette génération ont indubitablement modifié leur perception du travail, ainsi que leur relation au contrat de travail et au contrat à durée indéterminée. » Il existe un souhait de transformation qui semble être plus prononcé.

Il demeure à déterminer si cette évolution est durable. En raison de la tendance constatée, celle-ci s’inscrit dans le contexte des années de crise sanitaire. Cependant, durant cette période, en particulier entre la fin de l’année 2021 et le début de l’année 2022, le taux de démission a enregistré un niveau historiquement élevé.
Une augmentation significative des ruptures de contrats à durée indéterminée est observée dans les secteurs de la finance, de l’assurance et de l’immobilier.

Parmi les jeunes de la génération 2017, on observe une augmentation des ruptures de contrats à durée indéterminée dans l’ensemble des secteurs d’activité.

Cependant, l’un d’entre eux a été particulièrement affecté : celui relatif aux secteurs de la finance, de l’assurance et de l’immobilier. Trois fois plus de jeunes de cette génération ont mis fin à un contrat à durée indéterminée, en comparaison avec leurs aînés. Dans la majorité des situations, ils ont tout simplement opté pour un changement d’entreprise ou de secteur et ont réussi à obtenir un contrat à durée indéterminée.

Dans d’autres domaines, la situation s’est révélée plus complexe. Illustration dans le secteur de l’hôtellerie-restauration, durement affecté par la crise sanitaire. Près de la moitié des jeunes ayant occupé un contrat à durée indéterminée en 2020 ne disposait plus d’un emploi stable trois ans plus tard, et près d’un tiers se trouvait en situation de chômage. Cependant, ils sont plus nombreux à affirmer que la rupture de leur contrat à durée indéterminée a été subie plutôt que choisie.

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