Le FMI appelle la France à moins dépenses

Le FMI appelle la France à moins dépenses
Dans son rapport annuel présenté le lundi 25 mai, le Fonds monétaire international (FMI), une institution de portée internationale, estime que le rythme de redressement des comptes publics de la France est jugé insuffisant. Insuffisant pour réduire le déficit français à 3 % du PIB (produit intérieur brut) d’ici 2030, conformément à l’engagement pris par le gouvernement. Bien que la France ait formulé cette promesse auprès de la Commission européenne, le Fonds monétaire international demeure sceptique, à moins que la France ne procède à une réduction significative de ses dépenses.

Il convient de noter qu’aux conséquences indéniablement tangibles de la guerre en Ukraine s’ajoute désormais l’impact du conflit en Iran, qui, selon l’institution basée à Washington, devrait restreindre la croissance économique française à 0,7 % d’ici 2026. Un niveau considéré comme largement inapproprié pour faire face à l’ensemble des défis auxquels le pays doit faire face.

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Le Fonds monétaire international exhorte donc le gouvernement en place, ainsi que ses successeurs, notamment après l’élection présidentielle de 2027, à « réorienter les dépenses courantes et sociales ». Celles-ci représentent indéniablement la problématique majeure pour l’État-providence. La France est fréquemment désignée comme le pays par excellence en matière de prélèvements obligatoires et d’impositions fiscales. Néanmoins, le pays se classe également parmi les nations les plus redistributrices, surtout grâce à un système de Sécurité sociale qui suscite l’admiration de nombreux autres pays.

Il ne convient pas, de la part des dirigeants du FMI, de considérer cela comme un reproche, mais plutôt comme un conseil émanant de « bons amis ». Cette fois-ci, néanmoins, l’institution étend considérablement ses recommandations par rapport à ce qu’elle avait précédemment proposé.

Elle propose surtout une prolongation de la vie active, c’est-à-dire une augmentation de la durée de travail afin de permettre une cotisation plus conséquente, un ajustement des mécanismes de répartition en fonction des évolutions démographiques, dans un contexte où la population française vieillit, ainsi qu’une contribution renforcée des patients au financement des médicaments et des soins, avec des restes à charge modulés selon les revenus ou l’état de santé. Il convient de mentionner des solutions radicales qui sont peu susceptibles de recevoir un accueil positif de la part de la population.

Il est important de souligner que la liste ne se limite pas à ces quelques suggestions. Concernant les pensions de retraite, le Fonds monétaire international exprime des préoccupations quant à la suspension de la réforme de 2023 et exhorte le gouvernement à réexaminer ce sujet dans les plus brefs délais.

Un nombre considérable de dossiers sensibles que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, ne s’aventurera probablement pas à réexaminer dans le contexte actuel de la crise, mais qui pourraient néanmoins alimenter la réflexion de ses successeurs à Matignon ou lors de la prochaine présidentielle. (Article reformulé à l’aide d’IA).

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