L’Assemblée vote l’obligation de caméras dans les abattoirs

C’est un coup de théâtre selon les mots du rapporteur Olivier Falorni, «ce qui fait le sel des débats parlementaires». Le jeudi 12 janvier dans la soirée, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture, de manière inattendue, la vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs à partir du 1er janvier 2018.
Les députés ont ainsi validé la mesure phare de la première proposition de loi «relative au respect de l’animal en abattoir», qui vise à accroître la transparence et le contrôle dans les 960 établissements français de découpe, après une année marquée par des scandales de maltraitance animale à répétition.
L’amendement d’Olivier Falorni (Charente-Maritime, divers gauche) a été adopté par 28 voix contre 4 (3 élus Les Républicains, LR, et 1 Union des démocrates et indépendants, UDI), après de longs débats malgré un hémicycle dépeuplé.
La loi dispose que des caméras seront installées dans toutes les zones où des animaux vivants sont manipulés, qu’il s’agisse «des lieux d’acheminement, d’hébergement, d’immobilisation, d’étourdissement, d’abattage et de mise à mort».
Si un accord collectif l’autorise, les vidéos pourront également être utilisées à des fins de formation des salariés.
Surtout, les images des caméras vidéos sont seulement destinées aux services vétérinaires et non aux associations ou au grand public, regrette Brigitte Gothière, porte-parole de l’ONG.
