« Nous réanimons des bébés dans les couloirs»

« Nous réanimons des bébés dans les couloirs»  La Société française de néonatologie alerte sur l’état de la prise en charge des nourrissons vulnérables ou malades, dans un rapport publié lundi 9 octobre. La SFN révèle d’abord que le taux d’occupation moyen des lits de réanimation réservés aux nouveau-nés est «supérieur à 100 %, environ 20 % du temps».

Avec 1,28 lit de réanimation néonatale pour 1 000 naissances, la région Grand Est la plus dotée, tandis que les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur ferment la marche en France métropolitaine, avec respectivement 0,8 et 0,6 lit disponible pour 1 000 naissances. «L’offre de soins critiques néonatals reste insuffisante», indique le rapport, et ce, «malgré la baisse récente de la natalité».

Enfin, du côté paramédical, «près de 80 % des services de type 3 comptent au moins 1/3 de leur effectif infirmier ayant moins de deux ans d’expérience», alors qu’il s’agit de la durée «nécessaire pour atteindre un niveau de compétence suffisant pour exercer» dans ces services, déplore le rapport.

Dernier point inquiétant, selon les professionnels, la hausse de la mortalité infantile depuis dix ans. Contrairement à ses voisins européens, la France présente une courbe de la mortalité infantile en hausse sur la dernière décennie. «Il est frappant de voir que certains pays vont dans la bonne direction, comme la Suède, alors que d’autres se dirigent dans la mauvaise, comme la France», regrette Jean-Christophe Rozé, président de la SFN et professeur au CHU de Nantes.

La situation est si préoccupante que notre pays, qui occupait la troisième place du classement des nations européennes à la mortalité infantile la plus faible, se trouve désormais en vingtième position. «On a 1 000 enfants de moins d’un an qui meurent en plus, par rapport aux pays comme la Suède et la Norvège. » À noter que «cet excès de mortalité se situe parmi les nouveau-nés extrêmes prématurés et les nouveau-nés à terme», relève le rapport.

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