Un “kit de prévention” distribué aux médecins généralistes

À LIRE >> 20% des appels à la Ciivise pour dénoncer des violences sexuelles viennent des hommes
Dans ce kit que vont recevoir les médecins généralistes, on retrouve notamment des fiches pratiques. L’une fait un état des lieux des violences, leurs conséquences sur la santé. Une autre zoome sur les procédures à enclencher : dépôt de plainte par la victime, alerte au procureur si c’est un mineur ou une personne vulnérable.
Il y a aussi une fiche sur tous les interlocuteurs qui peuvent aider, leurs numéros de téléphone, un focus sur l’importance de faire un certificat médical et des outils comme le “violentomètre”, que le médecin pourra utiliser pour aider ses patients à parler. Il s’agit d’une sorte de réglette qui va du vert au rouge, de la « bienveillance » aux « menaces et comportements violents» et dont le dégradé varie selon le comportement des interlocuteurs.
« Je pense que je le montrerai beaucoup plus à des personnes adultes, à des femmes victimes de violence, confie Nadia Zouarh médecin généraliste à Deuil-la-Barre, dans le Val-d’Oise. Parce que certaines personnes n’ont pas le sentiment de souffrir quand elles sont avec leur mari. Mais, quand c’est quelque chose qui est répété et qu’on dit : ‘Vous ne pensez pas qu’il aurait pu vous remercier parce que vous aviez préparé un bon petit plat et ne vous jetez le plat à la figure puisqu’il était trop froid ? Et, finalement, vous ne voulez vraiment pas porter plainte ? »
En lisant ce kit, la généraliste l’assure : elle va désormais systématiquement rédiger un certificat médical pour garder une trace de toutes ces situations de violence.
