Au lendemain de son allocution, la presse étrangère étrille Emmanuel Macron

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Le quotidien italien catholique Avvenire lui aussi évoque le roi soleil ou plutôt le « roi solo » et n’y va pas avec le dos de la cuillère en parlant d’Emmanuel Macron comme du « plus narcissique des présidents français, qui ne croit toujours pas à la possibilité d’une défaite alors qu’il l’a sous les yeux». Un président « prisonnier de sa propre autonomie, confronté à une réalité inédite, faite de deux records : le premier gouvernement de défiance depuis 1962, et l’exécutif le plus court depuis 1958. »
Enfin, au Portugal, le quotidien de référence Publico salue de façon très sarcastique les « exploits » d’Emmanuel Macron, qualifié d’« accélérateur de l’ascension de Marine Le Pen». Exploit d’avoir « inventé un Premier ministre qui a réussi à être censuré simultanément par l’extrême droite et par la gauche», et exploit d’avoir « uni deux oppositions qui n’ont rien en commun».
La presse étrangère établit aussi un parallèle entre la crise politique en France et la réouverture de Notre-Dame de Paris. D’ailleurs, Emmanuel Macron lui-même a longuement cité la réouverture de Notre-Dame lors de son allocution, filant la métaphore du défi de ce « chantier impossible » finalement « relevé grâce à un cap clair», et « parce que chaque homme et chaque femme a travaillé dur». Mais, selon Bloomberg « la France sait visiblement mieux protéger ses monuments que sa démocratie».
La tonalité est la même du côté New York Times qui écrit : « lorsque le président français s’exprimera lors de la réouverture de la cathédrale, il devrait s’agir d’un délicieux moment de gloire. Mais, la gloire échappe au dirigeant français, peut-on lire dans le quotidien américain et « la réouverture d’une église ne suffira pas à le sauver». Pour ça, « Il faudrait un miracle», rapporte Franceinfo.
