Quand les hommes jouent au foot dans les mêmes conditions physiques et physiologiques que les femmes

Quand les hommes jouent au foot dans les mêmes conditions physiques et physiologiques que les femmes

Bureau détudes en ingénierie sportive à Bordeaux
À l’approche du quart de finale de l’Euro féminin de football entre l’Allemagne et la France, des stéréotypes persistent concernant le rythme et le spectacle des matches féminins. Bien que certains affirment que le jeu est moins dynamique, une étude scientifique apporte un éclairage sur cette perception.

Actuellement, les femmes évoluent sur des terrains de football aux dimensions identiques à celles des hommes, sans tenir compte les différences physiques et physiologiques entre les sexes. En général, les joueuses sont plus petites et possèdent moins de masse musculaire. En examinant les équipes professionnelles de la Fédération française de football, on constate que les joueurs masculins mesurent souvent au moins 1,80 m, avec des exemples comme Marcus Thuram, qui atteint 1,92 m pour 88 kg. En revanche, de nombreuses joueuses se situent de 1,65 à 1,70 m, comme Sandy Baltimore, qui mesure uniquement 1,56 m. Cela signifie que sur un terrain de même taille, les femmes doivent fournir un effort plus important.

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Une étude norvégienne de 2019 souligne que pour compenser les avantages physiques des hommes, tels que la vitesse et l’endurance, les terrains devraient être significativement plus grands si l’on inversait les rôles.

Dans une initiative originale, La radio/télévision publique suisse (la Schweizer Radio und Fernsehen) a décidé de tester cette théorie en organisant un match entre deux équipes de jeunes joueurs de première division sur un terrain 20 % plus grand que la norme. Le seul terrain disponible aux dimensions requises était un terrain de polo. De plus, le ballon utilisé était plus lourd, équivalent à celui d’un basket. Les buts étaient également agrandis, car, par exemple, Mike Maignan, le gardien le plus grand de l’équipe de France, mesure 1,91 m, soit 11 cm de plus que Constance Picaud, la plus grande gardienne féminine.

Le match a duré 22 minutes de plus qu’un match classique, et à l’issue de la rencontre, les joueurs ont exprimé leur épuisement. L’un d’eux a même déclaré avoir passé le match à demander à l’arbitre combien de temps, il restait. En moyenne, ils ont couru treize kilomètres, soit trois de plus que lors d’un match traditionnel, tout en ayant l’impression de jouer au ralenti. Le score final était de 3-3 à la fin du temps réglementaire, et les joueurs, trop fatigués, ont choisi de sauter la prolongation pour passer directement aux tirs au but.

Un des participants, ayant ainsi expérimenté le jeu féminin, a qualifié cette expérience de la pire de sa carrière. Interrogé sur une éventuelle répétition de l’expérience, il a répondu sans hésitation : « Non, jamais. Vraiment, respect aux filles ! »

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