Suppression de deux jours fériés : “c’est même dangereux”

Suppression de deux jours fériés :
FRANCE Paris 2024 01 25 Photography by Xose Bouzas Hans Lucas

« Dans le contexte économique actuel du pays, où les petites entreprises sont fragiles, cela est inacceptable et même risqué », a déclaré sur franceinfo le lundi 11 août. En réaction à la lettre de François Bayrou adressée aux partenaires sociaux vendredi, Michel Picon, le Président de l’U2P, l’Union des entreprises de proximité, a exprimé son avis. Dans cette proposition, le Premier ministre suggère de ne pas augmenter la rémunération des employés mensualisés et des agents publics pour les deux jours fériés que le gouvernement envisage d’éliminer dans son Budget 2026. « Nous ne sommes pas réellement préparés à entrer en négociations », déclare le porte-parole de l’artisanat, du commerce et des professions indépendantes.

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D’après lui, le gouvernement « ne fait pas d’économies, il va chercher 4,2 milliards d’euros dans les fonds des entreprises ». Il considère que le thème n’est « pas assez documenté ». « Cette décision aura « un impact significatif sur l’économie nationale, notamment dans le secteur du tourisme et des loisirs… Le secteur de l’hôtellerie-restauration prévoit une perte de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires quotidien », déclare-t-il. « Ces deux jours de travail supplémentaires ne garantiront pas nécessairement aux entreprises une rentabilité accrue ou un chiffre d’affaires plus élevé », affirme Michel Picon, qui estime que cette initiative pourrait « semer le désordre dans le pays ».

Il illustre cela avec l’exemple d’un salon de coiffure ouvert le lundi de Pentecôte : « Si vous n’attirez pas de clients, vous êtes tout de même redevable d’une contribution de 0,30 % sans en obtenir aucune compensation. » On est loin du concept de travailler davantage pour gagner plus ! Je comprends que dans notre nation, nous devons travailler davantage. Cependant, une augmentation du travail implique également la stimulation de la consommation, donc la rétribution appropriée des individus pour le travail qu’ils accomplissent. « Personne ne souhaite rouvrir le débat sur la mise en place dès 35 heures. »

« Au lieu d’éliminer les jours fériés, il vaudrait mieux que chaque individu travaille un peu plus chaque jour », suggère-t-il, « et qu’on s’assure que même ceux qui ne travaillent pas participent, incluant les jeunes comme les seniors. » Michel Picon craint « une reprise avec un climat social désastreux, et cette affaire risque véritablement d’aggraver la situation. »

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