La population mondiale devient de plus en plus allergique

L’arrivée du printemps peut entraîner des symptômes tels qu’un écoulement nasal, non pas dus à une infection virale, mais à une réaction allergique. À la fin des années 1960, le taux de prévalence des maladies allergiques dans la population mondiale était inférieur à 4 %. Actuellement, ce taux s’élève à 30 % et il est prévu d’atteindre 50 % d’ici 2050. Ainsi, le taux passera de 1 personne sur 25 à 1 personne sur 2 en l’espace de quelques décennies.
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Une allergie se manifeste par une réaction du corps à l’encontre d’une substance spécifique, connue sous le nom d’allergène, qui n’est pas tolérée. Les individus présentent des variations, déterminées par le fonctionnement de leur système immunitaire. Il est possible qu’à un moment donné, le corps humain identifie une substance, telle que celle présente dans les acariens ou les poils de chat, comme étant indésirable, ce qui peut déclencher une réaction pour l’éliminer. Lors de la première exposition, il se produit ce qu’on nomme la phase d’induction, au cours de laquelle l’organisme va générer des anticorps dirigés contre l’allergène en question. Les interactions à venir pourraient susciter des réactions bien plus intenses.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer la disparité de prédisposition aux allergies entre individus. Tout d’abord, on observe l’impact des facteurs génétiques. Les allergies peuvent résulter d’une prédisposition génétique héritée des parents ou d’une altération des gènes. Ceci peut se produire en raison de divers facteurs environnementaux tels que la pollution ou le changement climatique.
C’est précisément en raison de ces facteurs environnementaux que la prévalence des allergies connaît une augmentation significative. Tout d’abord, il convient d’examiner le phénomène de la pollution, qui peut entraîner des mutations génétiques et favoriser l’apparition d’allergies chez les individus exposés à certains agents polluants. En second lieu, on peut constater le phénomène du changement climatique. Par exemple, en raison de l’augmentation des températures, le pollen de diverses espèces commence sa floraison et sa pollinisation plus tôt et s’étend sur une période plus longue. Ainsi, une exposition prolongée à leur pollen accroît la probabilité de développer une allergie, d’autant plus que ces espèces sont parmi les plus allergènes. Une augmentation de la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère entraîne une augmentation de la production de pollen. Il est prévu que la production de pollen augmente de 40 % supplémentaires d’ici la fin du siècle. Nous serons bientôt tous sujets à un écoulement nasal.
Pour information. Surpopulation mondiale :
