Un manuscrit d’Archimède, réputé comme étant perdu, a été redécouvert à Blois

Une découverte surprenante a été faite. Une page d’un ouvrage d’Archimède a été identifiée parmi les artefacts conservés au musée des Beaux-Arts de Blois, situé dans le département du Loir-et-Cher. Ce fragment, provenant de la plus ancienne copie de l’œuvre du célèbre mathématicien grec, était précédemment considéré comme disparu, jusqu’à ce qu’un chercheur français le reconnaisse. Selon le CNRS, des analyses préliminaires ont confirmé que ce fragment correspond à la page 123 du palimpseste d’Archimède, contenant un extrait du traité sur la sphère et le cylindre. Le texte d’Archimède est présent sur une des faces du feuillet, qui est encore lisible, tandis que l’autre face comporte une enluminure ajoutée au XXᵉ siècle.
La principale problématique rencontrée par Victor Gysembergh, chercheur au CNRS, réside dans le fait que ce manuscrit du Xe siècle a subi une altération partielle deux siècles plus tard. Selon ce chercheur, « le parchemin est un matériau relativement précieux ». Il s’agissait de peau animale, parfois, en l’absence de parchemin disponible ou en raison de son coût élevé, on réutilisait les ressources à notre disposition. Actuellement, l’objet en question présente d’un côté du texte grec et de l’autre une enluminure illustrant le prophète Daniel entouré de deux lions”, met-il en avant.
Le spécialiste de la pensée antique souligne qu’il s’agit de démonstrations géométriques très précises. Malgré cela, il a identifié des figures géométriques et une écriture correspondant au palimpseste d’Archimède, qui est la plus ancienne copie des traités du savant grec, sous le texte de prière.
Le feuillet, découvert à Blois, aurait été perdu lors des transactions entre collectionneurs lors du XXᵉ siècle. Cependant, deux autres pages sont manquantes. Selon l’historien, une page a été retrouvée et deux autres restent introuvables, ce qui nécessite la poursuite des recherches. Il envisage désormais d’utiliser des technologies de pointe pour essayer de dévoiler le texte dissimulé sous l’enluminure.
Le palimpseste d’Archimède désigne la reproduction des écrits du célèbre savant grec (287-212 av. J.-C.) datant du Xe siècle. Il est actuellement hébergé à Baltimore, aux États-Unis, après avoir transité par Jérusalem, Constantinople (l’actuelle Istanbul) et Paris.
