Le Royaume-unis autorise l’interception de navires de la “flotte fantôme” Russe

Selon l’annonce de Downing Street faite le mercredi 25 mars, l’armée britannique est désormais autorisée à intercepter et à confisquer les navires sous sanctions appartenant à la « flotte fantôme » russe en cas de violation des eaux territoriales du Royaume-Uni. Cette situation concerne également la Manche, comme l’indique le communiqué émis par le cabinet du Premier ministre, Keir Starmer. Le Royaume-unis a imposé des sanctions à 544 navires présumés appartenir à la « flotte fantôme » russe, principalement constituée de pétroliers anciens, qui a permis à Moscou de contourner les sanctions occidentales depuis le début du conflit en Ukraine.
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Le gouvernement britannique a annoncé qu’il renforcerait les restrictions sur la flotte en interdisant l’accès de ses eaux, y compris la Manche, aux navires faisant l’objet de sanctions. Cette mesure obligera les opérateurs à emprunter des itinéraires plus longs et plus coûteux, sous peine d’être interceptés par les autorités britanniques. Chaque opération devra être approuvée par le gouvernement. Selon Downing Street, à la suite de « l’interception d’un navire (…), des poursuites pénales pourront être intentées à l’encontre des propriétaires, des exploitants et de l’équipage pour non-respect de la législation britannique en matière de sanctions. »
Keir Starmer devra aborder cette question lors du sommet de la Force expéditionnaire conjointe qui se tiendra à Helsinki jeudi. Cette force est une alliance dirigée par le Royaume-Uni et regroupant dix pays d’Europe du Nord. Cette décision a été prise suite à l’annonce de Washington de suspendre temporairement certaines restrictions sur les exportations de pétrole russe, dans le but de contrer l’augmentation des prix due à la situation de conflit au Moyen-Orient. Keir Starmer considère que nous devons prendre des mesures plus sévères à l’encontre de la « flotte fantôme » de la Russie. Selon les autorités londoniennes, environ 75 % du pétrole brut russe est acheminé par cette flotte vétuste.
En janvier, Londres a exprimé son soutien à Washington lors d’une opération américaine visant à intercepter dans l’Atlantique Nord un pétrolier associé à la Russie, le Marinera, précédemment identifié sous le nom de Bella 1. Récemment, la France, la Belgique, la Finlande et d’autres nations européennes ont intercepté des navires soupçonnés de violer les sanctions et identifiés par les autorités comme faisant partie de la « flotte fantôme » russe.
