Réparer les sites énergétiques endommagés va prendre “beaucoup de temps”, prévient l’Opep+

Réparer les sites énergétiques endommagés va prendre
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Même en cas de résolution rapide du conflit au Moyen-Orient, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (Opep+) affirment que l’approvisionnement mondial en pétrole sera durablement affecté. Dans un communiqué diffusé le dimanche 5 avril, à l’issue d’une réunion regroupant certains membres tels que l’Arabie saoudite et la Russie, il a été averti que la réparation des infrastructures énergétiques endommagées dans les pays du Golfe serait à la fois « coûteuse » et nécessiterait « un laps de temps considérable ».

Dans ce contexte, l’Opep+, une coalition de 22 nations productrices de pétrole, a récemment décidé d’augmenter de nouveau ses quotas de production. Selon le communiqué publié, l’organisation a opté pour « une augmentation de la production » de 206 000 barils par jour (bpj) à compter du mois de mai.

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Le 1ᵉʳ mars, trois jours après le début du conflit au Moyen-Orient, l’Opep+ avait décidé d’augmenter ses quotas de production de pétrole du même volume de barils par jour en prévision du mois d’avril.

Cette déclaration survient alors que le président américain, Donald Trump, exprime des menaces à l’encontre des installations en Iran, à la veille de l’échéance de son ultimatum pour la réouverture du détroit d’Ormuz. Avant le commencement de la coopération militaire entre les États-Unis et Israël visant l’Iran le 28 février, environ un cinquième des hydrocarbures consommés mondialement utilisaient ce passage stratégique étroit. Depuis lors, Téhéran a entravé la majeure partie du trafic, ce qui a eu pour effet de perturber les exportations des pays voisins du Golfe, en ne permettant le passage que d’un petit nombre de navires.

L’Inde, qui dépend largement des importations de pétrole et de gaz, a annoncé samedi avoir entamé des négociations avec l’Iran pour permettre le transit de plusieurs navires bloqués depuis le début du conflit. Le jour même, le porte-parole du commandement des forces armées iraniennes a déclaré à la télévision d’État que l’Irak n’était pas assujetti aux restrictions imposées dans le détroit d’Ormuz, ces dernières étant réservées aux pays considérés comme ennemis.

Dans sa déclaration de dimanche, l’Opep+ a mis en avant « la nécessité primordiale de sécuriser les routes maritimes internationales pour assurer la continuité du transport de l’énergie ».

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