L’Iran affirme n’être plus soumis aux “interdictions” liées à son programme nucléaire

Le 18 octobre, l’Iran a déclaré qu’il n’était plus contraint par les « limitations » imposées à son programme nucléaire, tout en réaffirmant son « engagement » envers la diplomatie, à l’occasion de l’expiration de l’accord de Vienne conclu il y a une décennie. En 2015, un accord a été conclu entre l’Iran, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, les États-Unis, la Russie et la Chine dans le but de réguler les activités nucléaires de l’Iran en contrepartie de la levée des sanctions économiques imposées par l’ONU qui avaient un impact significatif sur son économie.
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La diplomatie iranienne a affirmé dans un communiqué que toutes les dispositions de l’accord, y compris les restrictions concernant le programme nucléaire iranien et les mécanismes associés, sont désormais considérées comme étant achevées, à l’occasion de l’expiration du pacte.
En dépit de ses déclarations contraires, l’Iran est accusé par les pays occidentaux et Israël de mener en secret un programme de développement d’armes nucléaires. À la fin du mois de juin, les États-Unis ont ciblé plusieurs installations du programme nucléaire de la République islamique. À présent, la diplomatie iranienne a affirmé dans un communiqué publié à l’expiration de l’accord que « toutes les dispositions de l’accord, y compris les restrictions prévues pour le programme nucléaire iranien et les mécanismes connexes, sont considérées comme étant achevées ».
L’accord limitait la quantité d’uranium enrichi par l’Iran à 3,67 % et incluait une surveillance rigoureuse de ses activités nucléaires par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’organisme des Nations Unies chargé de la régulation du nucléaire.
Les États-Unis se sont retirés de l’accord nucléaire iranien de 2015 le 8 mai 2018, sous la présidence de Donald Trump. Le retrait américain de 2018 a déstabilisé l’accord, conduit à une reprise accélérée des activités nucléaires iraniennes, et ouvert la voie à la crise actuelle, marquée par l’expiration de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien et le rétablissement des sanctions internationales en 2025.
