La destruction des forêts tropicales ralentit

Une courte période de répit ? Après une année exceptionnelle, la cadence de déforestation des forêts tropicales primaires a diminué en 2025, mais demeure à des niveaux préoccupants, selon les informations communiquées par l’observatoire de renom le mercredi 29 avril. Selon les données recueillies par satellite et analysées par Global Forest Watch, un observatoire affilié au groupe de réflexion américain World Resources Institute (WRI) en collaboration avec l’université du Maryland, les régions tropicales ont enregistré une perte de 4,3 millions d’hectares de forêt primaire l’année dernière, ce qui équivaut à la superficie du Danemark.
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Ceci correspond à une diminution de 36 % par rapport à l’année 2024, durant laquelle la déforestation de ces zones, qui sont cruciales pour la diversité biologique, l’approvisionnement en eau et le captage du carbone, avait atteint un niveau record, avec la perte de 6,7 millions d’hectares. Selon Elizabeth Goldman, codirectrice de Global Forest Watch, bien que cette diminution soit considérée comme « encourageante » et qu’elle puisse refléter l’efficacité de certaines mesures gouvernementales, il est important de noter qu’elle pourrait être transitoire et ne pas atténuer la gravité de la situation de la déforestation à l’échelle mondiale. Matt Hansen, professeur à l’université du Maryland, souligne que même si chaque année positive est bénéfique, il est essentiel que ces tendances favorables perdurent indéfiniment pour assurer la préservation des forêts tropicales.
Le rapport souligne qu’à chaque minute, l’équivalent de 11 terrains de football de forêts primaires disparaissent dans le monde. Les taux de déforestation dans les forêts tropicales demeurent actuellement 46 % plus élevés qu’ils ne l’étaient il y a une décennie. Dans ce cadre, il apparaît ardu d’atteindre l’objectif mondial de mettre fin à la déforestation d’ici 2030, puisque les niveaux actuels dépassent de 70 % la trajectoire requise, comme le souligne Global Forest Watch.
