La Norvège relance massivement l’exploration pétrolière

La Norvège relance massivement l'exploration pétrolière
Lors de sa campagne, Donald Trump a lancé un appel à l’exploitation intensive des ressources souterraines des États-Unis avec le slogan en français « Forons, chérissons » ou en anglais « Drill, baby drill ». Le Premier ministre norvégien semble avoir adopté cette devise en réponse à ce que le directeur de l’Agence internationale de l’énergie a qualifié de « la plus grave crise énergétique de l’histoire » au début du mois de mai.

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Plus précisément, le gouvernement norvégien prévoit d’autoriser l’exploration pétrolière dans trois nouvelles zones en mer et de redémarrer l’exploitation de trois champs gaziers qui étaient inactifs depuis trois décennies. Leur exploitation pourrait commencer d’ici deux ans. La réactivation de cette installation, nécessitant un investissement d’environ deux milliards d’euros, vise à exploiter des réserves équivalant à 100 millions de barils. Le gouvernement soutient que cela pourrait générer des emplois à l’échelle nationale et contribuer à renforcer la sécurité énergétique de l’Europe.

Le Royaume-Uni avait acquis un rôle crucial dès que l’Europe avait commencé à se détourner des hydrocarbures importés de Russie. Il est actuellement le principal fournisseur de gaz de l’Union européenne, répondant à 25 à 30 % de la demande. Il garantit également approximativement 15 % des transports de pétrole, ce qui représente légèrement plus que les importations en provenance du Golfe via le détroit d’Ormuz.

Afin de répondre à de telles demandes, la Norvège maintient une production à son maximum. L’année dernière, l’extraction de pétrole a atteint son pic, tandis que la production de gaz a établi de nouveaux records en 2024. Cela illustre la base solide sur laquelle repose l’économie norvégienne, avec un fonds pétrolier s’élevant à près de 20 000 milliards d’euros, une réserve précieusement gérée par l’État. Cependant, les décisions prises par le gouvernement ne font pas consensus. Les organisations non gouvernementales (ONG) ainsi que les défenseurs de l’environnement expriment leur préoccupation face à la proximité de ces projets d’exploration des côtes. Cet événement est inédit jusqu’à présent et il est critiqué par l’opposition socialiste comme étant « une folie ».

Même l’Agence norvégienne de l’environnement a émis des avertissements concernant les dangers du projet. Lorsque la Norvège a suspendu l’attribution de nouvelles licences pétrolières dans des zones non exploitées, la crise actuelle est devenue un argument dominant, reléguant ainsi la question de l’urgence climatique au second plan.

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