Douaniers enquêteurs : le trafic d’armes en France

Douaniers enquêteurs : le trafic d'armes en France
Ils constituent l’élément opérationnel d’une agence de renseignement et interviennent dans des affaires hautement confidentielles. Ces individus ne sont pas des membres des forces de l’ordre, tels que des policiers ou des gendarmes, mais exercent des fonctions au sein de l’administration douanière. Peu connus, ils font preuve de discrétion. Ils se trouvent néanmoins en position de front contre les activités criminelles organisées, notamment les trafiquants d’armes. Chaque individu exerce ses fonctions parmi la DNRED, qui correspond à la Direction nationale du renseignement des enquêtes douanières.

Sur leur bureau se trouvent des dossiers concernant le blanchiment d’argent, le trafic de drogue, le terrorisme parfois, et fréquemment le trafic d’armes. En 2025, la douane a procédé à la saisie de 1 061 armes, ce qui représente une augmentation de 20 %.

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Une opération d’arrestation est en cours dans le sud-est de la France, portant sur un cas impliquant des armes et des explosifs. Un agent informe les troupes qu’il est en possession de trois armes, de quelques grenades, et qu’il est également fait mention de mines, bien que cela reste à confirmer. Il a été repéré par les douaniers en raison d’achats en ligne suspects. Ils appréhendent la présence d’un stock d’armes dissimulé et se préparent en conséquence pour affronter une éventuelle fusillade. La mort tragique d’un de leurs collègues en 2015, abattu d’une balle dans la tête par un trafiquant d’armes, reste gravée dans la mémoire de tous.

Leur équipement massif est par ailleurs destiné à dissuader toute tentative de résistance de la part du suspect. L’objectif est de minimiser l’utilisation de ces équipements et de sauvegarder la vie des individus concernés. Un agent du Groupe de soutien opérationnel (GSO) de la Direction nationale du renseignement des enquêtes douanières souligne, de manière anonyme, que l’objectif est de remettre une personne entre les mains de la justice et non de la supprimer.

La colonne avance à travers un quartier résidentiel, suivie de près par les enquêteurs des douanes. Ils gravissent les deux niveaux en silence avant de déposer le vérin hydraulique. Le suspect est menotté sans opposer de résistance. Les suspicions se voient confirmées.

En règle générale, ces collectionneurs font l’objet d’une surveillance étroite en raison de leurs liens parfois avec le crime organisé. Ils ont une préférence pour les armes fonctionnelles, qu’ils remettent en état avant de les revendre pour en acquérir de nouvelles. En fin de compte, cela conduit à l’utilisation de circuits non conformes à la loi, ce qui entraîne une perte de contrôle sur ces armes. Un agent, qui préfère garder l’anonymat, analyse que cet objet pourrait être utilisé lors d’un braquage ou d’un attentat.

Une fois la tâche achevée, le groupe reprend son chemin. En général, il effectue des interventions deux à trois fois par semaine à travers toute la France, en veillant toujours à maintenir la plus stricte confidentialité.

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