Le gouvernement propose son plan pour relancer l’emploi des jeunes

Le jeudi 7 mai, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a exposé un programme dédié à l’insertion professionnelle des jeunes, visant à combattre le chômage et à renverser la situation actuelle.
Depuis plusieurs mois, les chiffres sont en augmentation. D’après les données de l’Insee, le taux de chômage s’élevait à plus de 21 % parmi les individus âgés de 15 à 24 ans en février 2025, tandis qu’il était d’environ 8 % pour l’ensemble de la population.
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À la clôture de l’année précédente, un total dépassant les 740 000 jeunes se trouvaient en situation d’exclusion du marché de l’emploi. La France demeure l’un des pays présentant l’une des plus hautes proportions de jeunes de moins de 25 ans sans emploi. Devant cette observation, les autorités gouvernementales aspirent à améliorer l’orientation professionnelle, à intensifier le soutien des jeunes et à faciliter leur insertion professionnelle à travers ce nouveau programme, lequel inclut diverses dispositions.
Afin de prévenir la prolifération des formations débouchant sur des perspectives limitées, le gouvernement envisage de mettre en place un indicateur de performance sur le marché du travail, semblable au Nutri-Score, appelé « INSERscore » . Le but est de fournir aux jeunes et à leurs familles des informations sur le taux d’insertion professionnelle ainsi que les niveaux de rémunération associés à différentes formations. Cette idée n’est pas récente, cependant l’exécutif s’engage cette fois à la concrétiser.
Le projet inclut également l’élaboration d’une cartographie des secteurs stratégiques futurs, tels que la défense, le nucléaire et la transition écologique, afin de mieux informer sur les secteurs en demande de main-d’œuvre.
Le gouvernement envisage la création d’un « passeport compétences » dans le but de mettre en avant les expériences professionnelles des individus, et non seulement leurs qualifications académiques. En effet, en France, le nombre de jeunes en situation de « ni en emploi, ni en formation » dépasse actuellement un million et demi, un chiffre en constante augmentation.
En revanche, il n’est pas envisagé d’augmenter les subventions pour l’apprentissage. En raison de contraintes budgétaires, l’État a dû diminuer considérablement son appui à ces programmes, dont le coût annuel dépasse les 20 milliards d’euros, comme l’a souligné l’économiste Bruno Coquet. Une décision qui rencontre une forte opposition de la part des entreprises.
Il reste à déterminer si cette nouvelle initiative en faveur des jeunes sera fructueuse. Dans un contexte économique difficile, caractérisé par la montée en puissance de l’intelligence artificielle, le défi s’annonce particulièrement ardu. Par ailleurs, il convient de noter que la question du chômage des jeunes n’est pas récente, car en 1985, son niveau était similaire à celui actuellement observé, ce qui en fait un problème structurel pour l’économie française.
