Une étude exclusive pour Alvadiem à l’occasion de la Journée mondiale des abeilles, mercredi 20 mai 2026
Le miel fait partie des produits très présents dans le quotidien des Français. À la fois aliment, alicament et produit “naturel” par excellence, il inspire confiance et dépasse largement le cadre de la cuisine.
On le consomme, mais pas seulement : il s’applique aussi sur la peau, pour apaiser, réparer ou hydrater, dans des gestes simples, souvent transmis ou inspirés de conseils trouvés en ligne.
Mais cette familiarité s’accompagne aussi de quelques approximations. Tous les miels ne se valent pas, tous les usages ne sont pas adaptés, et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver, que ce soit sur leurs propriétés ou leur origine.
C’est ce que montre une enquête menée par FLASHS pour Alvadiem auprès de 2000 Français et Françaises : un rapport au miel mêlant confiance, habitudes de consommation et compréhension parfois partielle, notamment sur ses usages et ses propriétés.
Et cette confusion se retrouve jusque dans la perception des abeilles elles-mêmes
Les abeilles, entre attachement et appréhension

On associe souvent les abeilles au miel et à l’équilibre de la nature, ce qui leur donne une image plutôt positive. Pourtant, cette perception s’accompagne aussi d’une certaine crainte.
Près d’un Français sur deux (48 %) déclare avoir peur des abeilles, dont 14 % déclarent “beaucoup”.
Cette crainte est plus marquée chez les femmes : elles sont 56 % à l’exprimer, contre 39 % des hommes.
Abeilles, guêpes, frelons : la grande confusion

Si les abeilles inquiètent, c’est aussi parce qu’on a du mal à les distinguer des autres insectes. Face à une guêpe, par exemple, plus de 4 Français sur 10 (43 %) pensent reconnaître une abeille.
Cette confusion est encore plus forte chez les plus jeunes : elle concerne plus d’un répondant sur deux chez les 18-34 ans, contre 36 % chez les 50 ans et plus.
Le frelon européen est lui aussi mal identifié : 4 Français sur 10 (40 %) le prennent pour une abeille.
Quant au syrphe (un insecte inoffensif qui imite la guêpe) il entretient lui aussi le flou, même si dans une moindre mesure, avec 15 % des Français qui se trompent.
Le miel, un produit du quotidien entre plaisir et santé

Le miel fait clairement partie des habitudes des Français : plus de 9 sur 10 (93 %) disent en consommer, au moins de temps en temps, que ce soit dans l’alimentation ou pour d’autres usages, comme le soin ou le bien-être.
On l’utilise d’abord pour son goût (64 %), mais aussi pour ses vertus supposées : 58 % s’en servent pour soulager certains maux, et 55 % pour ses effets sur la santé en général.
Plus d’un Français sur deux (51 %) l’utilise aussi comme alternative au sucre. S’il est souvent perçu comme plus naturel, cela ne signifie pas pour autant qu’il faille en abuser : malgré un index glycémique plus faible que le sucre raffiné, le miel reste un produit sucré et calorique, avec lequel il convient de rester attentif aux quantités consommées.
Sur la peau, un usage qui ne s’improvise pas

Au-delà de l’alimentation, le miel est aussi utilisé comme soin maison. Beaucoup de Français l’appliquent directement sur la peau, dans une logique simple et accessible.
Près d’un Français sur deux (44 %) dit l’avoir déjà fait sur une zone irritée ou abîmée.
32 % l’utilisent pour hydrater la peau, 28 % sur une petite coupure et 27 % sur un bouton.
L’usage en masque pour le visage est aussi assez répandu, surtout chez les femmes, dont 36 % y ont déjà eu recours.
Ces pratiques reposent sur des propriétés bien connues du miel, mais elles demandent à être nuancées : le miel alimentaire n’est pas conçu pour un usage cutané. Il n’est ni stérilisé ni contrôlé comme les miels à usage médical, qui sont spécialement préparés pour être utilisés en toute sécurité sur la peau.
Bon pour la santé… mais pourquoi exactement ?

Invités à sélectionner les propriétés qu’ils associent au miel, les répondants mettent en évidence une connaissance inégale de ses bénéfices. Parmi les caractéristiques proposées (toutes pourtant reconnues) aucune ne s’impose clairement.
Les effets apaisants sont les plus souvent cités (54 %), suivis des propriétés cicatrisantes (49 %).
Ses effets antibactériens (38 %), anti-inflammatoires (37 %) ou antioxydants (35 %) sont moins largement identifiés.
Ces résultats montrent que si le miel bénéficie d’une image positive, ses bénéfices précis restent encore flous pour une partie des Français.
Du soin “maison” au cadre médical

Si l’usage du miel pour la peau est souvent associé à des pratiques “maison”, son application dans un cadre médical reste encore partiellement connue. 53 % des Français savent que certains miels, spécifiquement préparés et utilisés en milieu médical, peuvent servir au traitement de plaies ou de brûlures.
Face à ce type de prise en charge, les Français se montrent réceptifs : 49 % déclarent qu’ils choisiraient des produits à base de miel à usage médical, contre 22 % qui privilégieraient des traitements plus classiques.
Un niveau d’adhésion qui dépasse le seul niveau de connaissance et confirme l’attractivité des solutions perçues comme plus naturelles. 1 Français sur 5 (20 %) déclare en revanche n’avoir aucune préférence
L’origine, premier critère d’achat du miel

Au-delà de ces usages liés à la santé, le miel est avant tout un produit de consommation courante. Et au moment de l’achat, les Français ne le choisissent pas au hasard.
Près de 3 sur 4 (72 %) déclarent faire attention à l’origine du miel, un critère qui arrive largement en tête, devant le goût (51 %) et le prix (46 %).
Les autres éléments pèsent beaucoup moins dans la décision : la marque (19 %) ou le format (10 %) restent secondaires.
Quand l’étiquette induit en erreur

Lorsqu’il s’agit de choisir leur miel, les Français se montrent confiants dans leur capacité à en comprendre l’origine : 86 % déclarent bien lire et comprendre les mentions indiquées sur les pots.
Pour tester cette perception, un pot de miel a été présenté aux répondants, avec une marque floutée et plusieurs éléments évoquant la France (“mise en pot dans les Pyrénées”, adresse française), alors que l’origine réelle, “Hongrie”, figurait pourtant sur l’étiquette.
Résultat : près de 2 Français sur 3 (64 %) ont estimé qu’il s’agissait d’un miel français, tandis que 14 % déclaraient ne pas savoir. Au total, 78 % des répondants ne sont donc pas parvenus à identifier correctement l’origine étrangère du produit.
Un résultat qui illustre le poids des éléments de présentation et la difficulté à distinguer clairement l’origine réelle d’un produit.
Des indices trompeurs, largement déterminants

Pour comprendre cette confusion, les répondants ayant identifié le miel comme français ont été interrogés sur les éléments qui ont guidé leur jugement.
Les mentions évoquant la France arrivent en tête : 64 % citent des mots comme “France” ou “Pyrénées”. Viennent ensuite le style ou les mentions à connotation artisanale (37 %) et le design du pot (30 %), qui renforcent l’impression d’un produit local ou traditionnel.
D’autres éléments jouent également un rôle, comme le fait que le miel soit conditionné en France (25 %) ou le type de pot (20 %).
Autant d’indices qui, cumulés, orientent la perception sans pour autant refléter l’origine réelle du produit.
Méthodologie
Enquête réalisée par FLASHS pour Alvadiem du 23 au 28 avril 2026 par questionnaire autoadministré en ligne auprès d’un panel de 2 000 Français et Françaises âgé(e)s de 18 ans et plus, représentatif de la population française.
Source: https://www.alvadiem.fr/pages/etude-francais-et-miel
