Rapporter des fruits ou végétaux exotiques dans ses bagages peut-être dangereux
C’est un message officiel aux voyageurs de l’Union européenne valable pour ces mois de juillet et d’août. «S’il vous plaît, ne rapportez pas de fruits ou de végétaux exotiques dans vos valises au retour des vacances».
Notre alimentation dépend à 80 % des végétaux, indique l’EFSA, l’autorité européenne de sécurité des aliments et, selon la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, 20 et 40 % de la production alimentaire mondiale est perdue chaque année à cause de nuisibles qui s’attaquent aux végétaux.
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Même si la plante ou le fruit paraissent parfaitement être intacts et sains, il ne faut pas les rapporter. C’est aussi valable pour les graines, car les virus, les bactéries, champignons ne sont pas visibles à l’œil nu. Les insectes non plus, parce qu’ils peuvent être présents dans les feuilles ou les fruits sous forme de larves. Un seul insecte ou parasite peut causer de gros dégâts.
L’exemple cité dans cette campagne européenne, c’est celui du scarabée japonais qui a été introduit accidentellement dans certains États membres de l’UE. Ce scarabée peut s’attaquer au total à 300 espèces de plantes, arbres fruitiers, vignes, toutes sortes de feuillus. Les espèces exotiques envahissantes ne dégradent pas que les végétaux. Ces espèces exotiques envahissantes introduites accidentellement par le tourisme ou le commerce peuvent causer d’autres problèmes.
Une équipe du CNRS a établi en 2023 que sur les 40 dernières années dans le monde, avec la multiplication des voyages et des échanges commerciaux, les invasions biologiques ont coûté plus cher que l’ensemble des tremblements de terre, ou que toutes les inondations. Il vaut mieux prévenir que guérir donc.
