L’Assemblée nationale refuse de donner l’asile a Julian Assange

L’Assemblée nationale refuse de donner l’asile a Julian AssangeLa France doit transposer une directive européenne sur la protection des lanceurs d’alerte. Mieux protéger les lanceurs d’alerte et ceux qui les défendent, c’est « oui ». Mais, accorder l’asile politique à Julian Assange, c’est « non ». L’Assemblée nationale a débattu vendredi d’une proposition de résolution transpartisane invitant le gouvernement français à octroyer le statut de réfugié au fondateur de WikiLeaks.

Malgré la véhémence et le lyrisme des orateurs pro-Assange, les députés ont voté contre la résolution par 17 voix pour et 31 contre. Mardi, l’Assemblée et le Sénat ont pourtant trouvé un accord sur la sensible proposition de loi du député MoDem Sylvain Waserman destinées à améliorer la protection des lanceurs d’alerte en orientant leurs démarches et en facilitant leur soutien financier et psychologique.

« Nous redonnons une voix à celui qui n’en a plus », a cependant salué Jennifer de Temmerman à propos de M. Assange. Pour Jean-François Mbaye , « aucun défenseur des droits de l’homme ne saurait supporter une situation si disproportionnée » mais même si « l’intention est noble », le député du Val-de-Marne a mis en avant les « points litigieux » de la résolution, notamment d’ordre juridique et diplomatique.

Même son de cloche du côté du ministre du Commerce extérieur Franck Riester auquel Alexis Corbière a reproché de ne donner qu’un « cadre juridique » sans jamais parler de « Julian Assange ».

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En août 2020, l’association Robin des Lois avait interpellé le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti pour qu’il demande à l’exécutif d’accorder l’asile au fondateur de WikiLeaks. Il avait lui-même formulé publiquement cette demande avec sa véhémence habituelle six mois plus tôt lorsqu’il était l’avocat de Julian Assange.

L’Australien est réclamé par la justice américaine qui l’a inculpé en vertu des lois anti-espionnage. Il encourt 175 ans de prison pour avoir permis la publication de dizaines de milliers de documents confidentiels, spécialement sur les opérations américaines en Afghanistan et en Irak.

L’Assemblée nationale ne s’en sort pas grandi de ne pas avoir octroyé à Julian Assange le statut de réfugié.

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