La Lettonie quitte la convention d’Ottawa sur les mines antipersonnels

La justification avancée par Riga est la nécessité de renforcer sa sécurité. Selon Inara Murniece, présidente de la commission parlementaire des Affaires étrangères, cette décision permettra aux forces armées lettones de disposer de plus de flexibilité en cas de menace militaire, afin de protéger les citoyens du pays.
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Après avoir informé les autres membres du traité et les Nations unies de sa décision il y a six mois, la Lettonie pourra désormais reconstituer son stock de mines terrestres, qu’elle avait détruites après avoir adhéré à la convention en 2005. En mars dernier, la Pologne ainsi que les trois États baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) ont également annoncé leur retrait de la convention pour des raisons de sécurité, suivi par la Finlande.
Cette décision commune des cinq pays laisse la Norvège comme le seul pays frontalier de la Russie au sein de l’OTAN à ne pas avoir choisi de quitter le traité. Oslo a affirmé qu’elle maintiendrait son engagement envers la convention.
Plusieurs organisations ont exprimé leur préoccupation face à ces retraits. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a dénoncé en début avril « un recul dangereux pour la protection des civils en temps de conflit». Selon le CICR, ces pays prennent le risque de compromettre des protections essentielles et de remettre en question des décennies d’efforts mondiaux pour éliminer ces armes inhumaines.
