L’Union européenne va revoir son accord d’association avec Israël en raison de la guerre dans la bande de Gaza

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Cette révision a été approuvée par dix-sept pays, dont la France, a déclaré de son côté le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot devant l’Assemblée nationale. L’article 2 de cet accord stipule que la Commission européenne va commencer ce processus de révision afin de vérifier si Israël respecte les droits humains et les principes démocratiques : « Les relations entre les parties, ainsi que toutes les dispositions de l’accord lui-même, reposent sur le respect des droits de l’homme ».
Cette révision de l’accord d’association UE-Israël, en vigueur depuis 2000 et censé faciliter le dialogue politique et les échanges commerciaux entre les deux parties, a été demandée par les Pays-Bas et plusieurs autres pays européens à Kaja Kallas. L’escalade en cours à Gaza, où la situation est désastreuse après plus de deux mois de blocage de l’aide vitale pour la population, a été dénoncée par plusieurs pays de l’UE.
« Personnellement, je suis convaincu que la violation des droits humains est incontestable », a affirmé Maxime Prévot, chef de la diplomatie belge, tout en précisant qu’il ne souhaitait pas « préempter la décision » de la Commission européenne. Selon Maxime Prévot, si cette enquête devait aboutir à une violation de l’article 2 de l’accord d’association, il serait possible de suspendre celui-ci.
