La justice mise, une nouvelle fois, sur le banc des accusés

“On ne peut pas continuer à laisser cela comme ça. C’est la porte ouverte à n’importe quelle agression”, a encore estimé l’édile centriste, pour qui, avec cette décision, “la justice dit ’finalement, essayer de tuer deux policiers ça mérite entre six et dix-huit ans de prison. C’est scandaleux.”
Au premier procès, huit jeunes avaient été reconnus coupables et condamnés à des peines allant de 10 à 20 ans de prison. La cour n’a pas suivi les réquisitions de l’avocat général qui avait demandé mardi un acquittement et des peines de 12 à 25 ans de réclusion criminelle pour les 12 autres accusés, âgés aujourd’hui de 21 à 26 ans.
Les faits – dans une première voiture, un adjoint de sécurité de 28 ans et une gardienne de la paix de 39 ans avaient pris feu.
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Depuis, plusieurs responsables politiquent de droite ou d’extrême droite, élus locaux ou non, ont réagi sur le même ton. “On parle de vraies tentatives d’assassinat et des lésions irréparables pour les victimes! La voyoucratie en sort renforcée, c’est insupportable”, a par exemple écrit le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) Renaud Muselier ce dimanche 18 avril sur Twitter.
“L’émotion suscitée par l’attaque odieuse de Viry-Châtillon le 8 octobre 2016 est encore intacte. Je recevrai personnellement la semaine prochaine les policiers victimes”, a tweeté le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin dimanche après-midi.
Que pense la gauche de ce verdict ? Quand prendra-t-elle à bras-le-corps le thème de la sécurité qui lui fait défaut.
