Les associations d’handicapés dénonce un « recul gigantesque »

Les associations dénoncent une « grave régression sociale », étendue aux personnes âgées dépendantes, également concernées par l’évolution des logements.
En cas d’adoption en l’état de la loi ELAN, seuls 10 % des nouvelles constructions devront donc être « accessibles », les autres étant « évolutifs » dès la construction : cela signifie, par exemple, que l’entrée dans le logement, le séjour et les « cabinets d’aisance » devra être possible en fauteuil roulant. Pour le reste c’est accessoire !
Une habitation évolutive est « conçue pour être rendue totalement accessible, facilement et à moindre coût », appuie Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées.
Si l’environnement du quotidien le contraint, il n’est plus libre », avance toutefois Jean-Louis Garcia président de l’Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh), qui dénonce un « recul gigantesque » dans la prise en compte du handicap. Les associations sont opposées au logement évolutif, « d’un flou absolu » et qui rend les lieux « visitables, mais pas habitables », pour Arnaud de Broca secrétaire général de la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath). »
« Lors du décret d’application, le CNCPH sera de nouveau consulté, comme le prévoit la loi », rappelle Arnaud de Broca, avant d’ironiser : « Comme son nom l’indique, le conseil n’est que consultatif… » « Lorsque, pendant le débat face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron a utilisé sa carte blanche pour parler de handicap, j’ai salué une belle prise de position, termine Jean-Louis Garcia.
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