Les locataires indélicats sont protégés par le gouvernement

Les locataires indélicats sont protégés par le gouvernement L’affaire des squatteurs de Théoule-sur-Mer a conduit en début d’année le législateur à doter la justice comme les préfectures de nouveaux outils pour mettre fin à ces occupations illicites. « En même temps », quelques semaines plus tard, le gouvernement adressait une circulaire aux préfets pour leur demander de ne pas accorder le concours de la force publique contre des locataires défaillants condamnés par un juge à quitter leur logement, sauf solution de relogement concomitante.

Sur le plan formel, dans un pays pourtant aussi attaché à l’État de droit que le nôtre, le gouvernement s’autorise à déroger à la fois au droit de propriété , c’est-à-dire à des règles constitutionnelles et législatives, et à l’application de décisions de justice, par une simple circulaire.

L’hébergement d’urgence explose , alors que celui-ci est en principe destiné à abriter des personnes expulsées de leur logement, expulsion que le gouvernement a décidé de mettre entre parenthèses. Autour d’environ 800 millions d’euros, il y a une dizaine d’années, ces dépenses ont dépassé les 2 milliards l’année dernière et sont réévaluées à 2,9 milliards d’euros cette année.

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Cela signe l’échec de plus en plus criant de la politique migratoire, encore une fois tragiquement mise en lumière par l’assassinat du père Marie, puisque les dépenses d’hébergement d’urgence explosent d’abord pour abriter des familles déboutées du droit d’asile et en situation irrégulière sur notre territoire depuis des années. Plus le temps passe, plus cette dérive se paiera cher, il est donc impératif d’abroger au plus vite cette circulaire et de revenir à une gestion rigoureuse et conforme à notre droit.

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