Crise de la sidérurgie en Europe : Le Britannique British Steel annonce, qu’il prépare la fermeture de ses hauts fourneaux

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À peine mis en application, les droits de douane de 25 % imposés par Donald Trump sur l’acier et l’aluminium étrangers importés aux États-Unis font ici leurs premiers ravages. British Steel, comme bien d’autres, ne dégage pas de marges financières suffisantes pour absorber ces nouveaux coûts.
Il faut savoir que Pékin a exporté en 2024 de 100 à 120 millions de tonnes d’acier, soit l’équivalent de toute la consommation européenne sur l’année. Le concurrent national outre-Manche de British Steel, le groupe Tata Steel, a éteint lui aussi, à la fin de 2024, son denier haut fourneau dans la plus grande aciérie au Pays-de-Galles (3 000 licenciements).
De son côté, le groupe allemand Thyssenkrupp prévoit de supprimer 11 000 emplois d’ici à 2030 (40 % de ses effectifs). Avec des charges fiscales et sociales beaucoup plus lourdes, les producteurs européens ne peuvent pas rivaliser.
Ce ne sont pas des subventions que les sidérurgistes européens attendent de Bruxelles, mais une vraie réforme fiscale et réglementaire, notamment sur le coût des émissions de carbone. Un nœud bien difficile à délier, rapporte Franceinfo.
