La Nouvelle-Zélande revient sur son interdiction de la prospection offshore

La Nouvelle-Zélande revient sur son interdiction de la prospection offshore
Un recul pour l’environnement. Le jeudi 31 juillet, le Parlement de Nouvelle-Zélande a pris la décision de lever l’interdiction concernant les recherches pour exploiter de nouvelles réserves de gaz et pétrole en mer. Le projet de loi adopté par le Parlement, qui a obtenu 68 voix pour contre 54, permettra la reprise de la prospection d’énergie fossile offshore, interdite en 2018 par l’ancien gouvernement dirigé par Jacinda Ardern, selon The Guardian.

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« Alors que la production d’énergies renouvelables est en baisse, évidemment, nous avons besoin de solutions alternatives pour empêcher l’augmentation de la facture des Néo-Zélandais et assurer un approvisionnement adéquat », a affirmé Simon Watts, le ministre du Changement climatique et de l’Énergie, lors d’une déclaration devant le Parlement, comme rapporté par le quotidien. « L’interdiction de recherche de 2018, qui n’a pas porté ses fruits, a aggravé les pénuries de notre fourniture nationale de gaz en annihilant les nouvelles mises de fonds », a également fait écho à cette idée le ministre des Ressources naturelles, Shane Jones, dans un communiqué.

Les partis d’opposition et les groupes de protection de l’environnement, tous deux fermement opposés au projet, ont sévèrement désapprouvé cette décision. « Une aspiration idéologique à se tourner vers le passé plutôt qu’à investir pour l’avenir », a regretté la représentante travailliste Megan Woods, aussi mentionnée par The Guardian.

Le retour à la prospection offshore va à l’encontre des objectifs fixés par l’accord de Paris pour combattre le réchauffement climatique, principalement dû aux émissions de gaz à effet de serre provenant de la combustion des énergies fossiles. Pour respecter l’accord international de 2015 visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C d’ici à la fin du siècle, il est nécessaire que la proportion de ces combustibles dans l’énergie totale fournie « doit connaître une réduction importante » d’ici à 2050, selon le consensus scientifique. Depuis 2021, l’Agence internationale de l’énergie a exhorté à mettre fin à tout nouveau projet d’extraction pétrolière ou gazière.

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