La France insoumise propose de désarmer les polices municipales

Une proposition qui suscite de vives réactions. Mathilde Panot, cheffe des députés de La France insoumise, a suggéré, dimanche 6 juillet, de désarmer la police municipale et de supprimer les caméras de vidéosurveillance. Ces propositions ont engendré une vague d’indignation au sein de l’ensemble du paysage politique le lundi 7 juillet.
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« Une police municipale de proximité n’a pas besoin d’être armée», a affirmé Mathilde Panot sur BFMTV, soulignant que La France insoumise prône la réintégration de la police municipale dans la police nationale, tout en favorisant une approche de proximité. Elle a rappelé que ce type de police avait fait ses preuves (sous Lionel Jospin) par le passé et a exprimé des regrets quant à son démantèlement (sous Nicolas Sarkozy), tout en précisant que la présence d’une police nationale armée demeurait la norme. Par ailleurs, elle a jugé que les caméras de surveillance « n’ont jamais démontré leur efficacité».
« Traduction : avec cette gauche, vous n’aurez plus le droit à la sécurité. La gauche sans le peuple», a réagi le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, sur Twitter X. Valérie Pécresse a également dénoncé le choix de LFI, affirmant qu’il favorisait « l’insécurité dans nos communes ! » L’ancien ministre macroniste Olivier Dussopt a quant à lui qualifié cette position de « dangereuse et ridicule», ajoutant qu’elle témoignait d’une incapacité à appréhender la réalité et était même méprisante pour les victimes de la délinquance.
Le Rassemblement national a également exprimé son indignation, avec le député Julien Odoul déclarant sur Cnews/Europe1 que LFI était « clairement aujourd’hui le parti des voyous et le parti des racailles». De son côté, le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a critiqué l’idée de supprimer la vidéoprotection ou de désarmer les policiers, la qualifiant de « sans aucun sens» et s’interrogeant sur la possibilité même d’une telle initiative.
