Médicamentes essentiels : Le gouvernement français impose des obligations strictes aux laboratoires

Une vraie pénurie de certains médicaments. Des médicaments comme la sertraline et l’Ozempic sont en forte demande récemment. Un problème de santé publique, car les MITM ( médicaments d’intérêt thérapeutique majeur) sont des traitements vitaux selon l’Agence de sécurité du médicament. Pour éviter les tensions sur les médicaments, un décret publié mardi 5 août au Journal officiel impose des obligations plus strictes aux entreprises pharmaceutiques voulant arrêter leur commercialisation.
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Avec le décret, il sera plus difficile d’arrêter la production d’un médicament important. Plus de 8 000 produits, tels que des antibiotiques, des anticancéreux ou des traitements pour maladies rares, sont inclus dans cette catégorie.
Pour éviter les ruptures d’approvisionnement, les laboratoires voulant cesser la production d’un médicament doivent maintenant soumettre un plan assurant l’accès au traitement. Ces plans doivent décrire les impacts de la disparition des médicaments pour les patients et les alternatives.
L’Agence de sécurité du médicament a deux mois pour évaluer les solutions proposées. Sinon, l’entreprise pharmaceutique devra trouver un repreneur ou céder gratuitement ses droits de fabrication à une structure publique pour maintenir l’approvisionnement du marché français en ce médicament essentiel. En septembre 2024, l’ANSM a sanctionné onze laboratoires pharmaceutiques pour ne pas avoir constitué de stock de sécurité, leur infligeant une amende de près de 8 millions d’euros.
Les tensions d’approvisionnement touchent aussi d’autres médicaments, comme la quétiapine, devenue rare en pharmacie. L’ANSM a alerté le 5 août sur cette molécule traitant divers troubles psychiatriques tels que la schizophrénie ou la bipolarité. L’ANSM prévoit que les problèmes d’approvisionnement dureront « jusqu’à mi-septembre».
