Près de 300 scientifiques américains candidature à l’université Aix-Marseille

Près de 300 scientifiques américains candidature à l'université Aix-MarseillePrès de 300 scientifiques américains ont postulé pour rejoindre Aix-Marseille Université afin de poursuivre leurs recherches, a révélé le président de l’université, Éric Berton, lors d’une interview sur franceinfo le jeudi 17 avril. Selon lui, ces chercheurs se trouvent dans une situation qui les empêche d’exercer pleinement leur rôle, leur recherche, leur art, leur science et leur liberté académique.

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Le programme « Safe space for science» « Espace sûr pour la science en français» de l’université propose un refuge scientifique aux chercheurs américains pour une durée de 3 ans. Éric Berton estime que ce programme est essentiel et plaide en faveur de la création d’un statut de réfugié scientifique, en collaboration avec François Hollande.

Les postulants sont principalement des chercheurs expérimentés dans les domaines des sciences humaines et sociales, notamment ceux spécialisés dans le genre et l’histoire. Le président de l’université d’Aix-Marseille souligne que ces chercheurs sont souvent critiqués pour leur approche de l’histoire. Il mentionne également la présence de collègues en sciences biologiques et en médecine, notamment ceux travaillant sur l’épidémiologie, les vaccins et la cancérologie.

En cas de sélection, les chercheurs bénéficieront d’un salaire français attractif. Cependant, Éric Berton affirme que ce n’est pas la rémunération qui les motive essentiellement, mais plutôt la perspective de bénéficier d’une liberté académique et d’être accueillis dans une université de renommée internationale, où ils pourront s’exprimer librement.

Seule une vingtaine de candidats parmi les 298 seront accueillis par l’université d’Aix-Marseille à partir du mois de juin. Le coût total de l’opération s’élève à 15 millions d’euros, entièrement financés par le budget dédié aux initiatives internationales de l’université, comme l’a précisé Éric Berton, soulignant qu’il ne s’agit pas de fonds prélevés sur les chercheurs français.

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