Discrimination à l’embauche

Discrimination a l'embaucheLe gouvernement a épinglé jeudi sept entreprises françaises – Air France, Accor, Altran, Arkéma, Renault, Rexel et Sopra Steria – pour « présomption de discrimination à l’embauche » à la faveur d’une campagne de testing qu’il avait commanditée.

Ces entreprises – à l’exception de Renault qui n’a pas encore réagi – se sont immédiatement déclarées « indignées » par les « faiblesses manifestes de la méthodologie utilisée qui aboutit à des conclusions erronées ». Les résultats dévoilés jeudi portent sur 40 grandes entreprises du SBF 120.

« Sur l’ensemble des entreprises testées, il est estimé que le taux de succès du candidat dont le nom a une consonance maghrébine est de 9,3% contre 12,5% pour le candidat avec un nom à consonance européenne », ce qui représente « 25% en moins de chance » d’avoir une réponse – de bonne réception ou donnant une information – indiquent les ministères.

Cette étude a « ses limites », a cependant reconnu jeudi le gouvernement, des limites mises en avant par les chercheurs eux-mêmes.

Dans un communiqué, la fédération nationale des « maisons des potes » a regretté ce manque d’annonces et demandé au gouvernement « de rendre public les recommandations qu’il a prodigué aux 15 grandes entreprises épinglées par le testing gouvernemental et aux sept dont l’identité a été révélée ».

Les sept entreprises épinglées, avec lesquelles le gouvernement dialogue depuis plusieurs semaines, ont déjà réfuté cette étude auprès des ministères impliqués.

Ont prend aux entreprises la liberté de choisir et d’entreprendre.

Lire aussi : Fraude sociale, le rapport choc de deux parlementaireq




Vous pourriez aussi aimer

Laisser votre commentaire

Sortir
Masquer