Comment la nouvelle réforme du Bac pourrait bientôt évoluer

Passage du bac« Détendre l’élastique », « faire baisser la température », « calmer le jeu »… Des étages de l’éducation nationale au trottoir de la rue de Bellechasse, à Paris (VIIe), où flottaient ce vendredi encore quelques dizaines de drapeaux de manifestants, les métaphores sont variées mais le propos unanime.

« Mettre les gens autour de la table maintenant, c’est comme prévenir qu’on risque de tomber quand on a déjà la jambe cassée… » grince, drapeau FCPE sur l’épaule, Florence Claudepierre, représentante de l’association des parents d’élèves dans son département du Haut-Rhin. »

Reste qu’au sein du comité, on veut se donner des raisons d’espérer : le Snes, principal syndicat des professeurs de lycée, et farouche opposant à la réforme, se dit prêt à « réfléchir à des épreuves d’étape en première », explique sa secrétaire générale adjointe, Sophie Venetitay.

Mais de là à consentir à évaluer les élèves en partie en contrôle continu, avec les notes obtenues tout au long de l’année par les lycéens, « c’est non et encore non », insiste-t-elle.

« La vocation du contrôle continu est de valider le travail régulier de chacun, c’est aussi une préparation à l’enseignement supérieur », oppose Jean-François Ringard, le copilote du comité de suivi de la réforme, qui tient à rappeler que « la France est le seul pays d’Europe avec l’Ecosse à ne pas avoir instauré une part de contrôle continu dans son examen final.

« Partout où il y a confusion, le doute profitera à l’élève », explique Edouard Geffray, le numéro deux du ministère. Pas question, en revanche, d’annuler les épreuves, comme le demandent une partie des familles concernées, alors que 1,2 million de copies ont déjà été rédigées, et qu’un quart d’entre elles sont déjà corrigées.

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