Selon une étude, deux tiers des adolescents se situent à un niveau de risque élevé

Dans une étude publiée lundi, l’Agence nationale de sécurité sanitaire alerte les pouvoirs publics sur le temps passé par les jeunes devant les écrans, conjugué à un manque d’activité physique.

Avec plus de deux heures quotidiennes passées devant les écrans et moins d’une heure de sport par jour, deux tiers des adolescents présentent un niveau de sédentarité et d’inactivité physique dangereux pour leur santé.

Pour obtenir ces données, l’Anses a demandé à des jeunes de 11 à 17 ans de remplir, avec leur représentant légal, un questionnaire portant sur la sédentarité, c’est-à-dire les heures passées, assis ou allongé, devant un écran, et l’activité physique, autrement dit les cours d’éducation physique en classe mais aussi les séances de sport en club ou encore les trajets à pied ou à vélo.

Dans le détail, certains adolescents sont plus à risque que d’autres. Ainsi, 85% des plus âgés, les 15-17 ans, passent plus de deux heures par jour devant un écran. L’étude observe également que plus le revenu des parents est élevé, plus le « temps écran » est faible.

Des différences s’observent aussi selon le genre. Si elles utilisent moins ordinateurs, smartphones ou télévisions, les jeunes filles pratiquent aussi moins d’activité physique, en particulier les pré-adolescentes. Chez les 11-14 ans, elles sont 15,5% à pratiquer au moins 60 minutes de sport par jour, contre 24% des garçons.

L’agence estime qu’il peut y avoir un risque pour la santé à partir de deux heures de « temps écran » par jour et/ou de moins de 60 minutes d’activité physique quotidienne.

Plus inquiétant encore, 49% d’entre eux se situent à un niveau de risque très élevé, avec plus de 4h30 par jour de temps écran et/ou moins de 20 minutes d’activité physique journalière.

En pratique, cela signifie qu’ils n’ont pas d’autre activité physique dans la semaine que les deux heures de sport hebdomadaires au lycée. Côté activité physique, l’Anses explique qu’elle a « longtemps considérée le sport comme bénéfique pour la santé sans pour autant lui être essentielle ».

Désormais, elle demande un changement de discours, en considérant « l’insuffisance d’activité physique comme un facteur de risque sanitaire à part entière ».

Inscrivez-vous à notre lettre d’information




Vous pouvez aussi aimer

Laisser votre commentaire