Sophie Binet annonce que la CGT quitte les concertations du “conclave” sur les retraites

« On a un patronat opportuniste qui profite du contexte géopolitique pour tenter de nous imposer de nouveaux reculs et pour qui se sont toujours les mêmes qui doivent passer à la caisse, à savoir les salariés», a déclaré la patronne de la CGT.
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D’après elle, le Premier ministre a « trahi sa parole». « On ne peut pas ignorer» le contexte économique international et les besoins des finances publiques, a concédé la responsable syndicale, mais « on peut abroger la réforme des retraites et on peut le financer». Pour compenser le coût pour les finances publiques d’un retour de l’âge de départ à 62 ans, « nous avons mis de nombreuses propositions sur la table», a assuré Sophie Binet.
La décision a été officialisée après consultation du Comité confédéral national, le « Parlement » de la CGT. Le syndicat rejoint donc Force ouvrière qui avait claqué la porte dès le 27 février, dénonçant une « mascarade ». Côté organisations patronales, l’U2P a également quitté le « conclave », voyant dans ces négociations un « jeu de dupes».
Que reste-t-il à ce « conclave » ? Il semble devenir une coquille vide.
