Violences dans l’enseignement catholique : les victimes dénoncent “l’omerta”

Violences dans l'enseignement catholique : les victimes dénoncent Des représentants de victimes de violence dans l’enseignement catholique ont dénoncé, jeudi 20 mars, devant la commission d’enquête à l’Assemblée nationale, «l’omerta» de l’Église et de l’État dans ces affaires, sur lesquelles la parole s’est libérée après le scandale de Notre-Dame de Bétharram.

«S’il n’y a pas des citoyens qui prennent le taureau par les cornes, le système, il est bien huilé, tout continue à tourner. Et le ‘pas de vagues’, il est toujours là en 2025. On protège l’institution», a dénoncé à l’Assemblée nationale le porte-parole des victimes de Bétharram, Alain Esquerre, fustigeant «les dysfonctionnements de l’État».

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«Il est temps d’agir. Et moi, j’ai des propositions à faire. On a l’idée de créer un Office national de prévention et de contrôle des établissements scolaires».

Bernard Lafitte, représentant les victimes du collège privé Notre-Dame du Sacré-Coeur, dit Cendrillon, à Dax (Landes), a souligné que «ce qui est inadmissible, c’est qu’à l’heure actuelle, les autorités ecclésiastiques ne prennent pas en compte notre malheureuse expérience pour agir».

«L’omerta, de toute façon, c’est le mode opératoire de toutes les écoles privées catholiques, c’est-à-dire qu’il ne faut pas porter atteinte à la réputation de l’école», a souligné Constance Bertrand, scolarisée de 1994 à 1998 à l’Institution Saint-Dominique de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), dont d’anciens élèves ont créé début mars un groupe Facebook pour recueillir la parole de victimes.

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