Un collectif de femmes interpelle les candidats à la présidentielle sur le viol des femmes

Un collectif de femmes interpelle les candidats à la présidentielle sur le viol des femmes“Si les revendications et témoignages des différents mouvements #MeToo étaient entendus, les mentalités, les lois, les pratiques auraient évolué.” Dans une tribune publiée vendredi 10 décembre dans Libération, plusieurs personnalités investies dans les mouvements #MeToo (dans le théâtre, la musique, les médias, la politique…) interpellent les candidats à la présidentielle sur leur programme pour que “les hommes cessent de harceler, d’agresser et de violer”.

“Ce quinquennat est celui d’une grande promesse non tenue concernant la lutte contre les violences sexuelles. Qu’en sera-t-il du suivant ? À quand des engagements fermes, concrets pour apporter des réponses ?”, interrogent, entre autres, Sandrine Rousseau, candidate à la primaire écologiste, l’écrivaine Alice Zeniter, la cinéaste Andréa Bescond ou la journaliste Rokhaya Diallo.

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La tribune rappelle notamment que, depuis l’émergence du mouvement #MeToo, il y a cinq ans, de nombreuses femmes ont dénoncé des violences patriarcales, et que rares ont été les auteurs condamnés. “Certains de nos agresseurs continuent de disposer de leur place de pouvoir, certains trinquent ensemble, s’applaudissent au théâtre, s’invitent dans les médias (…) les condamnations sont l’exception”, dénoncent les signataires rapporté par francetvinfo.fr.

Elles rappellent quelques faits, particulièrement que plus de 100 féminicides ont été commis depuis le début de l’année 2021, selon le collectif Féminicides par compagnons ou ex, que 90 % des victimes de violences sexuelles hésitent à porter plainte, que 70 % des plaintes pour viol sont classées sans suite et que 80 % des victimes ont vécu leur parcours judiciaire comme une violence supplémentaire.

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